LGV Poitiers-Limoges et GPSO : des arguments immuables pour les grands élus

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LGV Poitiers-Limoges  et GPSO :   des arguments immuables pour  les grands élus

Alain Rousset, président du Conseil régional d’Aquitaine, Alain Juppé, président de Bordeaux Métropole, Martin Malvy, président du Conseil régional de Midi-Pyrénées, et Michel Aujoulat, 1er vice-président de Toulouse Métropole en charge de l’Environnement, ont rencontré Alain Vidalies, secrétaire d’Etat chargé des Transports, mardi 14 avril.

Ces responsables politiques régionaux sont furieux après l'avis défavorable de la commission d’enquête sur le Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) concernant les lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax.

Au cours de cette réunion, les élus d'Aquitaine et de Midi-Pyérénées ont rappelé que cet avis de la commission d'enquête sur la poursuite de GPSO semblait fortement influencé par une ambiance défavorable aux grands projets, "pourtant indispensables pour préparer la France de demain et relancer son économie".

Ils ont exprimé leur regret quant à l’insuffisante prise en compte des nombreux représentants des forces vives de ce territoire favorables à la LGV, alors que la défection financière de nombreuses collectivités sur la ligne Tours-Bordeaux, indépendante du sujet, a conduit la commission à estimer que le financement de GPSO serait impossible. En effet, la crise budgétaire pèse lourdement sur ces grands projets.


"Ne pas réaliser GPSO serait un scénario de l’inacceptable et du déclin. Ce serait accepter de faire circuler sur la même ligne des trains à des vitesses très différentes, avec des conséquences dramatiques : la saturation des voies existantes, les risques d'insécurité, le blocage à terme du corridor atlantique et les nuisances pour les populations riveraines de la voie actuelle", s'indigne Alain Rousset, le président de la Région Aquitaine.

"A l’heure où le gouvernement désigne les capitales régionales, ce serait priver de compétitivité et d’attractivité l’ensemble des territoires au sud de Bordeaux puisque l'accessibilité reste le facteur-clé de localisation des activités économiques. Ce serait aussi tourner le dos à la péninsule ibérique et aux partenaires européens".

Les élus ont donc insisté sur le caractère absolument indispensable au développement du GPSO. Ils ont invité le secrétaire d’Etat à donner l'autorisation de poursuivre ce projet et à donner un avis positif à la déclaration d'utilité publique.

"Une réunion positive et constructive" jugent les élus. Une décision du gouvernement est attendue d’ici la fin de l’été avec un enjeu crucial et pour "ne pas insulter l’avenir" selon Alain Rousset.

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