POLT : Villes de France demande l'ouverture à la concurrence des Trains intercités

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POLT : Villes de France demande l'ouverture à la concurrence des Trains intercités

L’association Villes de France, qui rassemble des maires et des présidents d’agglomérations de taille moyenne, (200 communes et agglomérations de 20.000 à 100.000 habitants, soit 60 % de la population) a pris position mardi 8 mars pour une ouverture rapide à la concurrence des lignes de train Intercités, dont l’État envisage de se désengager.

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«Villes de France demande l’accélération de l’ouverture à la concurrence des trains Intercités et l’ouverture de concessions pour les lignes abandonnées», indique l’association d’élus dans un communiqué.

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Alors que le gouvernement a annoncé mi-février son intention de se désengager de 6 des 8 lignes de nuit existantes et n’exclut pas que certaines des 18 lignes de jour puissent être reprises par les régions.

«Nous ne voulons pas d’une France à deux vitesses, avec uniquement la desserte des 13 métropoles, mais une irrigation de tout le territoire», a déclaré Caroline Cayeux, sénatrice de l’Oise, maire de Beauvais et présidente de Villes de France, lors d’une conférence de presse.

A ses côtés, d’autres maires de droite ont énuméré leurs griefs à l’endroit de la SNCF, chacun pointant la réduction du nombre de dessertes quotidiennes de sa gare.

Ainsi à Arras, le TGV est passé de 33 fréquences par jour dans les années 1990 à 11 aujourd’hui et «nous sommes en train de nous battre pour ne pas en perdre encore», a dénoncé Frédéric Leturque.

«Nous refusons que le train des villes moyennes reste à quai», a-t-il poursuivi, jugeant insuffisantes les nouvelles liaisons interurbaines par autocars. «Ce n’est pas ça qui va régler le problème des travailleurs», a-t-il estimé.

A Colmar, Gilbert Meyer a fait état de «difficultés monstres pour que la SNCF respecte ses obligations contractuelles», avec un seul arrêt de TGV par jour actuellement au lieu des quatre prévus. Il n’a pas exclu d’aller au contentieux pour récupérer les 12 millions d’euros investis par sa ville dans la LGV Est, à l’instar de la ville de Mulhouse et du département du Haut-Rhin.

A Montargis, l’Intercités Paris-Nevers-Clermont est passé de 8 dessertes quotidiennes à «cinq ou six et seulement une ou deux le week-end», quand le train n’est pas «supprimé sans prévenir» comme ce fut encore le cas dimanche, a déploré Jean-Pierre Door.

«Il faut que la SNCF revoie sa copie. il est indispensable que l’on puisse faire vivre ces bassins d’emplois», a insisté le député du Loiret.

«La politique d’aménagement du territoire, on ne la voit plus», a renchéri Pierre Méhaignerie, maire ) de Vitré. Il accuse la SNCF et l’Etat de tout miser sur la desserte TGV des métropoles alors que les collectivités ont investi dans leur ensemble 1 des 3 milliards de la ligne TGV Bretagne. « Ce projet avait un double objectif : la rapidité, mais aussi une bonne irrigation de la Bretagne. Nous ne nous battons pas pour plus de dessertes, mais pour le maintien de l’existant. »

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«Nous sommes tous d’accord sur le constat», a confirmé à l’AFP Jean-François Debat, maire (PS) de Bourg-en-Bresse et président délégué de Villes de France, précisant n’être «pas favorable à la privatisation des liaisons ferroviaires».

Mais, «s’il n’y a que ça pour faire pression sur la SNCF, on est prêt à agiter le chiffon rouge de la concurrence», a-t-il ajouté.

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La SNCF répond à ces critiques en indiquant : « C’est très politique, ça nous dépasse, c’est à l’Etat de réagir ». Villes de France a rendez-vous en avril avec le ministère des Transports. Sa principale demande sera l’établissement d’un schéma de desserte national qui englobera TER, Intercités et TGV, avec des garanties à la clef.

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