LGV Poitiers-Limoges : l'annonce du Président ? une nouvelle pas si fraîche...

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LGV Poitiers-Limoges : l'annonce du Président ? une nouvelle pas si fraîche...

Le Président de la République se déplace en Corrèze et la meute des journalistes est à ses trousses pour scruter ses paroles et, de son intervention une seule "vraie nouvelle" : "on va relancer la LGV Poitiers-Limoges"...et de reprendre l'argumentation de l'ancien Président de la Région Limousin "on fait une infrastructure, ce n'est pas toujours pour qu'elle soit rentable ". Ce qui dit en passant, est en totale contradiction avec une des raisons de l'annulation du Décret...

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Une relance de la DUP est, en effet, toujours possible puisque la LGV figure toujours dans la LOI, mais à n'en pas douter il ne faut pas claquer la porte au nez de ses amis partisans farouches du barreau.

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Et la nouvelle, n'en est pas vraiment une, puisque qu'Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat au Transports, avait déjà informé la presse de la nomination de cette autorité le 13 septembre dernier....

http://limousin-en-tgv.over-blog.com/2016/09/lgv-poitiers-limoges-a-quand-la-fin-de-l-histoire.html

http:/HTTPS://WWW.CONTEXTE.COM/ARTICLE/TRANSPORTS/LGV-POITIERS-LIMOGES-UN-ENTERREMENT-EN-DOUCEUR_57818.HTML :

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"L’hypothèse d’une relance du projet est aujourd’hui définitivement écartée, comme l’explique le secrétaire d’État le 13 septembre :

« J’ai examiné dans le détail la décision du Conseil d’État, elle ne laisse pas beaucoup d’espace pour une nouvelle DUP. »

Pour autant, le fin mot de l’histoire n’a toujours pas été délivré. Si Alain Vidalies plaide désormais publiquement pour une « solution alternative » à la LGV, hors de question de claquer la porte au nez de ses partisans.

Il a donc proposé à François Hollande de nommer une « personnalité nationale » pour « mener le débat », indique-t-il à Contexte. « Sa lettre de mission est déjà prête ».

Une manière de repousser au-delà de mai 2017 la décision – qui semble inéluctable – de l’abandon de la LGV ?

« Non, cette mission peut être faite en trois mois », rétorque Alain Vidalies

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Comme quoi, nos journalistes "qui font l'opinion" et qui courent après le sensationnel auraient du être au courant bien plus tôt, mais voilà FR3 en particulier préfère se spécialiser dans le sondage sur des questions de peu d'intérêt...

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Ils auraient, aussi, pu aussi lire le fameux rapport du Sénat où il est question de la LGV Poitiers-limoges.

Il y est affirmé que :

"LES NOUVEAUX PROJETS DOIVENT ÊTRE SÉLECTIONNÉS SELON DES CRITÈRES DE RENTABILITÉ SOCIO-ÉCONOMIQUE TRÈS EXIGEANTS MÊME SI CELA IMPLIQUE DE RENONCER À DES PROJETS DÉJÀ ANNONCÉS"

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Le projet de construction d'une ligne à grande vitesse (LGV) entre Poitiers et Limoges remonte au début des années 2000. Après une concertation à l'automne 2006, les études de définition du projet ont commencé en 2007-2008 et se sont poursuivies les années suivantes.

En dépit d'interrogations récurrentes sur son coût et sa rentabilité, la décision de construire cette ligne a été prise par le ministre des transports le 25 mars 2013.

Bien que le projet n'ait pas été considéré prioritaire par la commission « Mobilité 21 », le Gouvernement l'a déclarée d'intérêt public par un décret en date du 10 janvier 2015.

Toutefois, le cheminement difficile de cette ligne controversée a connu un coup d'arrêt majeur, et probablement définitif, avec la décision du Conseil d'État du 15 avril 2016, qui est venue annuler le décret susmentionné.

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S'il a reconnu que le projet de LGV Poitiers-Limoges présentait un intérêt public (aménagement du territoire, amélioration du confort des passagers, réduction de la pollution), le juge administratif a en revanche constaté, entre autres griefs, que le coût de la ligne était élevé - 1,6 milliard d'euros -, que son financement n'était pas assuré et que sa rentabilité socio-économique était inférieure au niveau habituellement retenu par le Gouvernement pour apprécier le caractère utile à la collectivité de ce type de projet61(*).

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Fort de ces constations, le Conseil d'État a jugé que « les inconvénients du projet l'emportaient sur ses avantages dans des conditions de nature à lui faire perdre son caractère d'utilité publique ».

Cette décision marque probablement les débuts d'une nouvelle jurisprudence administrative, plus attentive à l'utilité réelle des grands projets d'infrastructure de transport en période de tensions budgétaires.

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