Victoire d'Alstom-Bombardier par KO de CAF sans véritable combat

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4 octobre : 15 TGV pour Alstom : une commande au prix fort pour l'État pour couper court à la menace d’Alstom de fermer son usine de Belfort. Les trains commandés sont prévus pour rouler entre Bordeaux et Marseille, sur des lignes classiques quasiment sans portion à grande vitesse.

 

 17 octobre 2016 : le président de la région Hauts-de-France prend livraison de la centième rame Regio 2 N à l'usine Crespin de Bombardier. L’occasion pour Xavier Bertrand de plaider sans détour pour que la commande de RER NG aille au consortium Alstom-Bombardier plutôt qu’à "l’espagnol CAF"

 

 

2 novembre 2016 : Dans le marché géant du futur RER nouvelle génération, le groupement conduit par Alstom associant Bombardier reste aujourd'hui seul en lice après l'exclusion de CAF de la compétition.

 

Pour en arriver là, la SNCF s'est appuyée sur un rapport commandé au cabinet de consultant Oliver Wyman pour exclure CAF en finale alors qu’il était réputé moins cher et tout aussi bon que ces concurrents sur le plan technique, Il s'agissait pour la SNCF de rendre objective une décision politique portée par  Xavier Bertrand, à Crespin le 17 octobre dernier

 

Le psychodrame créé début septembre 2016 par l'annonce de la fermeture de l'usine Alstom de Belfort a bien fonctionné alors que depuis :

Altom annonce également des difficultés à venir pour une bonne partie de ses sites français mais continue  d’engranger des contrats comme le métro de Lyon où il faisait face en finale …à CAF pourtant moins cher

 

De son côté, Bombardier a mené un lobbying moins dramatique et plus discret , mais payant puisque La SNCF a annoncé qu'elle passerait commande de 40 rames à Bombardier pour le compte de l'État et de la région Normandie le 23 novembre prochain. Il s'agira de la première adaptation des rames Regio 2N, qui vont venir en remplacement des trains Corail.  

 

 

 Résultat, tout le monde en France s'est mis en tête de sauver ces deux pourvoyeurs d'emplois. Leur carnet de commandes respectif s'est rempli de façon incroyable. La concurrence est balayée et la primauté de ces deux industriels bien implantés est confirmée sur le marché français.

Inutile de dire la déception du constructeur CAF avec son usine à Bagnères-de-Bigorre qui  comptait maintenir et développer son activité en recrutant pour faire face aux commandes. 

 

"Nous avions l’intention d’embaucher 500 à 600 personnes à Bagnères pour revenir à la capacité industrielle de cette usine", explique Francis Nakache. "CAF n’a jamais caché qu’il mettrait ses sites espagnols à contribution" pour tenir une cadence de 70 trains par an, ajoute-t-il.

"Nous n’avons pas encore réussi à pérenniser l’activité. Dès le printemps prochain, nous aurons des problèmes sur le site de Bagnères que nous tenons à bout de bras."

 
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