Suite aux accords conclus avec les Régions
  • 18 lignes transférées aux Régions qui deviennent autorité organisatrice
 

 
Le préfet François Philizot, chargé de négocier avec les nouveaux exécutifs régionaux, a reconnu que les accords ont été rendu possible parce que le gouvernement s'est engagé à financer le renouvellement complet du matériel roulant.

 

La mission de François Philizot est prolongée pour travailler sur un schéma directeur

pour ces trois lignes structurantes. Il s'agira notamment de travailler à partir de l'analyse de

l'infrastructure, sur la stratégie de dessertes à mettre en place en liaison avec l'offre ferroviaire existante et les nœuds de correspondances.

Le début de ses travaux doit commencer fin février-début mars 2017 pour s'achever au premier semestre 2018.
 
L'État et la SNCF ont signé une nouvelle convention d'exploitation de cinq ans (2016-2020) extensible jusqu'en 2023. Alain Vidalies a précisé que cette convention tient compte des préconisations de l'audit commandé par le gouvernement à l'Inspection générale de finances et au Conseil général de l'environnement et du développement durable. 

 

Ces décisions  réduisent  à néant la plupart des demandes faites par l'Association "URGENCE POLT" qui continue d'exiger le renouvellement des matériels pour 2020, des rames pouvant rouler à 220km/H , l'affectation sur la ligne de rames  TGV qui seront commandés à Alstom,, ( ( http://www.urgencelignepolt.fr/files/161201172125_0001.pdf ) en prévision d'un raccordement à la LGV POCL (ce qui n'est pas pour demain ni sans doute pour après demain, compte tenu des prévisions de saturation de Paris-Lyon...)
 

2 lignes de train de nuit maintenues :

 
Comme annoncé, l'État s'engage à maintenir les lignes Paris-Briançon et Paris-Rodez/Latour de Carol à raison d'un aller-retour quotidien malgré leur déficit, en raison de l'absence d'alternative suffisante dans les territoires concernés.

 Leur  matériel roulant sera modernisé.
 
En revanche, 
pour les autres lignes déficitaires leur arrêt de mort est signé.
- Paris-Tarbes-Hendaye fermera à la mise en service de la nouvelle ligne Sud Europe Atlantique le 1er juillet 2017 ;
- Paris-Nice est maintenue pendant toute la saison estivale jusqu'au 1er octobre 2017.)
 
La prolongation de la ligne de nuit entre Toulouse et Cerbère est actuellement en discussion avec la région Occitanie.
 

  • 3,5 milliards pour le matériel roulant

 
L'exécutif s'engage à financer le renouvellement complet du matériel roulant d'ici à 2025, soit 3,5 milliards d'euros contre 1,5 milliard d'euros à l'origine.
 

Sur les 3,5 milliards d'euros, 1,2 milliard sera consacré aux trois lignes structurantes. 

La SNCF a lancé, en décembre 2016, un appel d'offres à la demande de l'État pour deux lignes (Paris-Clermont-Ferrand et Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) pour un montant de 700 millions d'euros.https://www.fournisseurs.sncf.com/avis/Voir.aspx?id=13722

On peut y lire que les matériel doivent être aptes à 200km/H, pour une tranche ferme de 28 rames et pour 84 mois 

Études et fourniture d'Automotrices Moyenne et Longue Distance répondant notamment aux principaux besoins fonctionnels suivants:
- une automotrice, 1 niveau, bi courant (1500 V et 25 KV) et KVB – ERTMS pour la version France, capable de rouler à 200 km/h et couplable en UM2;
- un confort et design caractéristiques d’une grande ligne et adaptés aux longs parcours (jusqu’à 7 heures de trajet) ;
- une capacité d’accueil d'un minimum de 420 passagers pour des rames d’environ 200 m de long maximum ;
- un accès en autonomie pour les UFR aux 1ère et 2ème classes, ainsi qu’à l’ensemble des services à bord ;
- une exploitation compatible avec une réservation obligatoire ;
- une exploitation compatible avec une restauration froide et chaude par chariot ambulant et plateaux repas ;
- un système d’information voyageur et vidéo protection.
2) Fourniture des éléments de soutien permettant l'exploitation et la maintenance par SNCF Mobilités

 
S'agissant de la ligne Bordeaux-Toulouse-Marseille, le gouvernement a décidé, en octobre 2016,

d'acquérir 15 rames TGV auprès d'Alstom pour 500 millions d'euros, considérant que la partie Bordeaux-Toulouse sera prochainement à grande vitesse. Alain Vidalies a assuré que la commande serait passée avant les échéances électorales.
 
Une commande de 34 rames 
 à Alstom avait d'ores et déjà été actée en septembre 2013 (510 millions d'euros) pour être déployées sur la ligne Paris-Troyes-Belfort. Une commande supplémentaire de 30 rames (360 millions) à Alstom est en cours.
 
Enfin, Alain Vidalies a rappelé que le gouvernement s'est engagé à investir 2 milliards d'euros dans l'infrastructure d'ici à 2020 via les contrats de plan État-Régions.


 http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DP_-_Un_nouvel_avenir_pour_les_TET_-_12-01-17.pdf