Développement du transport par autocar : une fausse bonne idée

 

 Bercy souhaite voir se développer. le transport par autocar. La réglementation en la matière est jugée «drastique» et sera totalement remaniée. Actuellement, les trajets interrégionaux en car ne sont autorisés que dans le cadre du cabotage, c'est-à-dire que le trajet du voyageur ne doit constituer qu'une partie d'un trajet international de l'autocar.  En outre, le cabotage ne peut représenter plus de la moitié du chiffre d'affaires de la compagnie d'autocar sur le territoire français. Le projet de loi prévoit de lever ces contraintes pour que des lignes d'autocar puissent ouvrir sur tout le territoire, sans autorisation préalable.

 Aussi, la libérisation des autocars est une mesure phare de la Loi Macron présentée aujourd'hui en  Conseil des Ministres.

 

Pour l'Etat, le rail coûte cher et de nombreuses lignes entre villes moyennes ont été supprimées, alors pourquoi ne pas tenter l'autocar? À l’instar des lignes à bas prix qui rallient les capitales européennes.

Pourtant, l’arrivée du car longue distance pourrait donner le coup de grâce aux liaisons ferroviaires intercités, déjà lourdement déficitaires. Un secteur de la SNCF financé par des subventions d’Etat.

Consciente de ce problème, longtemps la SNCF a lutté contre la libéralisation des cars longue distance. Elle craignait la concurrence low cost.

 

Mais en lançant  avec une offre ID Bus, la compagnie ferroviaire a changé son fusil d’épaule. en affirmant 

« ID Bus va nous permettre d’atteindre des clients qui n’ont plus les moyens deprendre le train, ou qui ont plus de temps, en leur proposant des tarifs plus abordables, et ainsi les écarter de la voiture, notre principal concurrent ».


Pourtant, cette libéralisation, si elle est satisfaisante pour  certains

  •  se comprend difficilement dans le cadre de la transition énergétique actuellement débattue.
  • fait  courrir le  risque que  l'autocar devienne  un moyen de transports pour «les pauvres» avec trois sortes de Français ceux qui auront les moyens pour  rendre l'avion, ceux qui auront un peu moins d'argent et prendront le train et les pauvres qui prendront le bus parce qu'ils ne pourront pas se payer autre chose ! 

 

 La génération spontanée n'existant pas,   le nombre de voyageurs ne va pas augmenté démusurément du fait de la libéralisation des trajets en autocar. On va donc bien déshabiler Paul pour habiller Pierre....

Ce sera une bonne  raison de revoir le nombre et la circulation des trains notamment des TET,  le gouvernement ne souhaitant pas mettre en péril les trains express régionaux (TER) de la SNCF, financés par les régions.  De plus comme le défendait l’Autorité de la concurrence, seules les lignes de plus de 200 kilomètres entre deux régions devraient être concernées.

 



 

 

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