Financement de la mobilité - l'heure des choix

4 novembre  - 21h  Le grand colloque sur le financement de la mobilité auquel participaient les membres de la commission Mobilité 21 chargée de redefinir le Schéma national de Mobilité durable (ex SNIT) a été ouvert par le Président de l'Assemblée nationale Claude Bartolon.

  

Concernant les grands projets il a déclaré :

Mais on ne peut pas pour autant tirer un trait sur une politique de grands projets. Et pour ces projets, il nous faut l’aide de l’Europe. L’Europe nous contraint, la solidarité financière au sein de la zone euro nous demande une rigueur budgétaire certaine, mais elle doit aussi nous aider. Le pacte de croissance en Europe, qui nous permettra de réduire notre endettement par la création de richesse, devra se traduire en investissements pour nos territoires, notamment sur les grands projets d’infrastructures d’intérêt européen. Aux budgets nationaux et locaux, les urgences, la garantie d’un confort de déplacements au quotidien, socialement profitable, économiquement soutenable, et bénéfique à l’environnement. À l’Europe, le soutien aux grands projets, dès aujourd’hui, et dans une vision de long terme.

Nous ne pouvons pas abandonner les lignes à grande vitesse qui nous rapprochent du Sud

et de l’Est de l’Europe, ce sont les « intercités » de la zone euro ! Pour le canal Seine-Nord

Europe ou le Lyon-Turin, qui pèsent si lourd sur notre budget, il nous faut trouver la voie

d’un financement pérenne.

L’Europe devra se doter pour cela d’outils fiscaux, comme la contribution climat-énergie,

dont le produit pourrait bénéficier à la compétitivité des États membres.

Il est socialement difficile de jouer sur la tarification pour améliorer les budgets des

transports : les charges pour les ménages comme pour les entreprises sont déjà lourdes. De

telles mesures pourraient dissuader les voyageurs d’utiliser des transports moins polluants.


Il faut donc inventer les leviers, financiers, fiscaux et réglementaires pour assurer le

financement à court, moyen et long terme des infrastructures. L’augmentation des taux du

versement transport, et son élargissement aux territoires dits « interstitiels », sont des pistes

sérieuses.


Mais ces options ne seront comprises qu’à condition d’être compensées par une amélioration

sensible et rapide du service aux usagers (pour la route comme pour les transports collectifs).


L’entretien et la modernisation des lignes existantes compteront autant que la création de

nouvelles liaisons pour garantir un meilleur service à l’usager. Mais il faut également

évaluer plus précisément quels projets sont les plus rentables, les plus utiles, les plus

urgents, pour favoriser massivement l’utilisation des transports collectifs et des modes

alternatifs à la route.


Ce ne sont pas forcément des projets pharaoniques, mais ce sont souvent des projets

complexes, dont il faut tenir dans le temps la réalisation, malgré les difficultés techniques et

parfois les réticences locales.


 Le gouvernement s’est fixé comme priorité d’apporter une amélioration de la qualité de

service des trains du quotidien et une réponse à la desserte des territoires enclavés, ainsi

qu’au développement des plateformes multimodales.

 

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