Hausse des tarifs SNCF : quelle mouche opportuniste a piqué Ségolène Royal ?

images Le samedi 27 décembre, après le Secrétariat d'Etat aux Transports, le Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie  défendait, à son tour dans un communiqué, la hausse des tarifs de laSNCF, en déclarant : 
« cette hausse de 2,6 % s'avère nécessaire à l'amélioration de la qualité du service offert aux voyageurs, car, en 2014, seule la hausse de la TVA  avait été répercutée sur le prix des billets »en ajoutant que la SNCF allait ainsi pouvoir poursuivre ses investissements en terme de maintenance, sa priorité, ainsi que ses investissements sur le matériel, les systèmes d'information et la relation clients"
 Le Ministère insistait  sur le fait que cette hausse, qui entrera en vigueur dès le 31 décembre, ne s'appliquera pas à l'ensemble des tarifs, « mais uniquement sur les tarifs pleins »« Les prix d'appels (Prem´s) et celui des cartes de réduction notamment restent donc inchangés. La SNCF pourra ainsi proposer plus de tarifs réduits aux voyageurs les plus modestes, en contrepartie d'un effort financier limité demandé à la clientèle la plus aisée (plus d'un million de billets à tarifs réduits supplémentaires seront édités en 2015) ».

Les tarifs SNCF enregistrent traditionnellement une hausse au 1er janvier. En 2014 néanmoins, seule la hausse de la TVA, passée de 7 % à 10 %, avait été répercutée sur le prix des billets.


Hier interrogée lors du Grand Jury (RTL/LCI/Le Figaro): 

Ségolène Royal ne voit  plus  d'un bon oeil la hausse des tarifs de la SNCF  qui ont augmenté jusqu'à 2,6% au 31 décembre, selon le type de billet. Cette augmentation est même un « très mauvais signal » pour la ministre de l'écologie et de l'énergie qui veut « que la SNCF reste un outil de transport de masse ».


Elle déclare en outre, «qu'elle va réformer  par décret la façon dont l'Etat contrôle les prix des transports publics et notamment du train, parce que les choses ne sont pas claires »,elle plaide ainsi pour « une transparence des prix » et « une consultation des usagers ».


Elle égratigne au passage l'ensemble des entreprises publiques :

« Je voudrais dire aux entreprises publiques qui pensent, parce qu'elles sont en situation de monopole, qu'elles peuvent s'engager dans des sortes de fuites en avant et considérer qu'elles peuvent augmenter  leur chiffre d'affaires uniquement en augmentant de façon automatique les prix demandés aux usagers, ce n'est plus possible. »

Elle oublie donc ce qu'elle disait  il y a 8 jours  et que,  les contribuables paient davantage que les utilisateurs, puisque les transports sont largement subventionnés par les impôts, à part pour le TGV et que, par voie de conséquence, les besoins de la SNCF en matière de renouvellement et d'entretien seront d'une manière ou d'une autre supportés par l'usager.
Il y a 20 ans, les usagers et les contribuables payaient chacun 50% du coût du transport.
Aujourd'hui, les usagers payent 30%, les contribuables 70%, mais cela se voit moins qu'une augmentation des tarifs. C'est ce que l'on appelle de l'opportunisme politique. 
 

 

 



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