La LGV Poitiers-Limoges : un exemple de la démocratie locale selon l'Express

 

Dans le cadre des municipales 2014 l'Express se concentre sur des villes de France. C'est au  tour de Limoges l lien : link


Dans un article qui n'est pas tendre avec la démocratie locale, l'express revient sur la position quelque peu jusqu'au-boutiste du maire et du ps local vérouillé par ce dernier. Les positions prises notamment sur la LGV Poitiers-Limoges ont en effet largement  dépassé les frontières du Limousin....


Extraits : ..... On ne rêve pas. Car il ne s'agit pas d'un incident isolé. 

Philippe Mallet a pu s'en apercevoir. Ce journaliste de France 3 "couvre" un dossier cher à Alain Rodet _et vital pour l'avenir de la ville : la ligne à grande vitesse (LGV) vers Poitiers.

Mais ce fichu journaliste a le malheur d'énoncer de temps en temps à l'antenne quelques vérités qui déplaisent. "Il m'arrive de rappeler que la ligne n'a pas été retenue parmi les projets prioritaires de l'Etat d'ici à 2030. Ou d'indiquer que, si elle finissait par bénéficier d'un coup de pouce de François Hollande, comme l'espèrent les élus locaux -cela ressemblerait un peu au fait du prince de la part d'un homme qui fut longtemps élu de la région." 

"Dans l'Antiquité, vous auriez fini dans la fosse aux lions"

L'insolent ose même donner parfois la parole à des adversaires de la LGV. Scandale !

Protestation de la mairie auprès de la rédaction en chef.

Et tribune du groupe socialiste dans le journal municipal.

Sur un ton qui rappelle d'autres régimes, celle-ci dénonce "un journaliste de France 3" coupable de "donner un écho systématiquement démesuré aux élucubrations d'opposants ultra-minoritaires".

Le titre est à l'avenant: "Les mauvaises langues se noient toujours sous leurs crachats". La société des journalistes de France 3 a fini par se fendre d'un communiqué. 

L'Express a pu mesurer, lui aussi, la conception assez originale de la liberté d'expression en vigueur à l'hôtel de ville.

En août 2013, l'hebdomadaire publie un dossier de 12 pages titré "Limoges sous l'Antiquité" -sujet peu sensible, a priori. Las, notre correspondant a l'outrecuidance d'y consacrer un encadré d'un quart de page placé sous le sceau du pluralisme : s'y expriment le directeur de communication de la Ville, mais aussi des spécialistes critiquant la mise en valeur des vestiges romains, trop discrète à leurs yeux. Il l'a payé cher: toutes ses demandes de rendez-vous en mairie ont été refusées depuis lors! Le même directeur de la communication lui a même asséné par courriel : "Dans l'Antiquité, vous auriez fini dans la fosse aux lions". Tant qu'à faire, la mairie a même exigé de l'Express un... droit de réponse -l'un des plus hallucinant que le journal ait jamais reçu- lequel n'a évidemment pas été accordé. 

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