LGV Limoges-Poitiers. Le Lot dit non à la LGV SEA et envisage de participer au Barreau Poitiers-Limoges

lot1Le Lot se prononce contre le financement  de la LGV Tours-Bordeaux mais décide de s'engager pour le barreau Poitiers-Limoges alors qu'il envisage de participer aux travaux de l'association" URGENCE POLT"

 

Cete position  de soutien au barreau est en contradiction avec  les objectifs d'urgence POLT qui reconnait la concurence de la LGV Limoges- Poitiers avec la ligne historique POLT, qu'il convient de conforter en tant que 3ème radiale nationale. 

 

Financement de la LGV : le Lot dit non

C'est à l'unanimité moins une voix (Aurélien Pradié s'est abstenu en regrettant de « laisser passer une opportunité qui ne se représentera pas ») que le conseil général a décidé de ne pas donner suite au principe d'une participation lotoise de 11,5 m€ (0,1 % du projet) au financement de la LGV (ligne à grande vitesse) Toulouse-Paris via Bordeaux et Tours.

 

Gérard Miquel, président du conseil général, a justifié cette proposition : « En 2008, le conseil général du Lot avait donné son accord de principe, mais l'avait assorti de conditions qui ne sont plus aujourd'hui réunies. En effet, : le positionnement de la gare, au sud de Montauban, ne sera pas favorable au Lot.

 

Par ailleurs, il n'y a pas eu d'amélioration sensible de la ligne Toulouse-Limoges-Paris dans les mêmes délais, ni les conditions de desserte sur l'ensemble de la voie Montauban-Brive ; en témoignent les combats menés par les populations locales pour sauver les arrêts à Gourdon et Souillac.

 

De plus, la majorité des départements de Midi-Pyrénées se sont retirés du tour de table pour le financement de la LGV. Enfin, en deux ans, l'environnement financier du département, victime en particulier de la réforme fiscale imposée par l'État, doit naturellement inciter la collectivité à reconsidérer sa position sur l'opportunité de mobiliser un montant aussi important à l'échelle du budget départemental.

Les responsabilités de l'état

L'état ne compense pas entièrement les dépenses de solidarité (10 millions d'€ pour 2010) et nous impose une participation de 1,35 million d'€ pour la réfection de la portion de 16 km de nationale entre Figeac et Bagnac-sur-Célé, sans quoi il ne réalisera pas les travaux ! En l'état actuel, le Lot privilégie la desserte du département depuis Paris via Limoges ».

Ainsi, le conseil général a décidé de participer à la réflexion engagée sur la réalisation du barreau Poitiers-Limoges du projet de LGV. Une position approuvée par les conseillers généraux dont Michel Roumégoux, Serge Despeyroux, Albert Salles, André Mellinger et Geneviève Lagarde, qui sont intervenus dans le sens d'une participation pour une amélioration de la voie et des temps de trajets vers le nord.

Article publié dans la Dépêche du Midi

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