Le TGV a 30 ans- LGV Poiters-Limoges la rentabilité de la ligne en question

 tgv 30 ans 

30 ans de TGV !  Le TGV une révolution toujours en marche cependant l'avenir reste incertain. les temps sont difficiles

Tous les projets de lignes arrêtés par le Grenelle de l’environnement posent question. Surtout lorsque l’on sait que des doutes subsistent sur la rentabilité de certains d’entre eux : la ligne Sud-Europe-Atlantique, constituée d’un tronçon central Tours-Bordeaux et des trois branches Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Hendaye et Poitiers-Limoges


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Photo Jean-Marc Fabbro

Ce fleuron de la technologie continue de séduire. Mais, sur le territoire français au moins, les réalités économiques risquent de limiter ses ambitions

  
 A trente ans — la première liaison entre Paris et Lyon remonte au 27 septembre 1981 — le TGV reste le train chéri des Français. Selon une étude entreprise par la SNCF, 83 % d’entre eux l’ont pris au moins une fois et le considèrent comme un fleuron de la technologie française. 85 % des sondés estiment même qu’il a changé leur vie. Carrément.

Bref, le TGV dont l’idée a été lancée en 1974, alors que s’achevait prématurément le mandat du président Georges Pompidou, demeure une véritable fierté nationale. Et ce, alors même que la SNCF est, elle, de plus en plus sujette aux critiques du public et des élus. Ce qui ne l’a pas empêché de transporter, au cours de l’année 2010 et à bord de ces fameux TGV, pas moins de 130 millions de voyageurs. Et ce n’est pas terminé.

En théorie, au moins, la grande vitesse ferroviaire à en effet de beaux jours devant elle. D’ici à 2020, le réseau des lignes à grande vitesse (LGV) qui s’élève aujourd’hui à quelque 1 896 km devrait encore gagner 2 000 km, puis encore 2 500 kilomètres supplémentaires dans les années suivantes.

A condition, toutefois, que ces mesures adoptées en 2008 lors du Grenelle de l’environnement se concrétisent effectivement dans les années qui viennent. Or, en ces temps de restrictions budgétaires, la facture risque d’avoir d’autant plus de mal à passer que l’investissement est lourd, 50 milliards au bas mot, et les investisseurs plus difficiles à trouver. A l’image des collectivités locales, toujours plus sollicitées par l’Etat, qui peuvent désormais se montrer rétives à mettre la main à la poche.

Pire, si pendant longtemps la grande vitesse a été considérée comme la vache à lait de la SNCF elle se révèle aujourd’hui beaucoup moins rentable. En cause, notamment, l’augmentation incessante des tarifs de péage que la SNCF doit verser à Réseau ferré de France (RFF). La société gestionnaire du réseau, déjà engluée dans une mer de dettes, devant elle-même procéder à d’importants travaux sur ses infrastructures vieillissantes, celles-là même qui sont à l’origine d’une bonne partie des retards ou des dysfonctionnements constatés sur les lignes.

Enfin, l’ouverture imminente à la concurrence ne devrait pas arranger les choses. D’autant que pour essayer de lutter à armes égales la SNCF sera contrainte de consentir, à son tour, à de lourds investissements afin de remplacer un matériel roulant qui, vieillit

 

Dans ces conditions tous les projets de lignes arrêtés par le Grenelle de l’environnement posent question. Surtout lorsque l’on sait que des doutes subsistent sur la rentabilité de certains d’entre eux : la ligne Sud-Europe-Atlantique, constituée d’un tronçon central Tours-Bordeaux et des trois branches Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Hendaye et Poitiers-Limoges ; la ligne Bretagne-Pays de la Loire ; l’arc méditerranéen, avec le contournement de Nîmes et de Montpellier, la ligne Montpellier-Perpignan et la ligne Provence-Alpes-Côte d’Azur ; la desserte de l’est de la France, avec l’achèvement de la ligne Paris-Strasbourg et des trois branches de la ligne Rhin-Rhône ; l’interconnexion sud des lignes à grande vitesse en Ile-de-France et, enfin, la liaison ferroviaire Lyon-Turin.

En 30 ans, le TGV a évolué : voici quelques chiffres clés.

1,7 milliard de voyageurs

- Le premier TGV commercial a été mis en service le 27 septembre 1981 entre Paris et Lyon.

- Depuis 1981, ce sont 1,7 milliard de personnes qui ont utilisé le TGV.

- En 2010, ce ne sont pas moins de 98,5 millions de passagers ont voyagé avec le TGV. 6,5 millions de voyageurs ont pris le TGV entre Paris et Lyon sur l’année 2010 Ce sont 22 allers-retours par jour pour un Paris-Lyon.

- 60 villes sont desservies par le TGV au départ de Lyon. et Saint-Etienne

- 230 villes sont desservies par le TGV dans toute la France. 454 rames TGV sont exploitées en France. Ce sont en tout 8 000 kilomètres de lignes.

- 6 644 agents entretiennent les TGV sur 8 technicentres en France. Ce sont 32 000 agents qui travaillent pour le TGV dont 1 500 conducteurs et 3 660 chefs de bord.

Trois records

- Le 26 février 1981 : 380 km/h lors de l’opération TGV 100 ;

- Le 18 mai 1990 : 515,3 km/h lors

- Le 3 avril 2007 : 574,8 km/h lors de l’opération V 150. R.R

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