Les grands Projets du Sud Ouest dont fait partie la LGV Poitiers-Limoges : Point sur LGV Bordeaux-Hendaye

Le  23 à Bayonne, le préfet de la Région Aquitaine, Patrick Stefanini, et celui des Pyrénées-Atlantiques, François-Xavier Ceccaldi, ont convoqué  quelques élus locaux, départementaux et régionaux, afin de leur présenter les estimations de saturation de la ligne existante.

 

 Rien de comparable avec les rapports présentés lors de l'ouverture du débat public au Pays basque en 2006. L'estimation de la saturation est repoussée d'une quinzaine d'années.

Néanmoins,  le tracé de la nouvelle ligne est défini avant d'être arrêté par le ministre à la fin de l'année. Les terres sous ce tracé seront gelées par un plan d'urbanisme avant d'être acquises en trois temps par Réseau Ferré de France.

Le rapport de 2006, lors du débat public au Pays basque, prévoyait la saturation de la ligne Bordeaux-Hendaye à l'orée 2020.

Patrick Stefanini a été  forcé de reconnaître que les chiffres étaient largement grossis. Cette fois, " l'évaluation n'est pas surestimée", juge-t-il. Selon ce rapport, la voie existante est condamnée à la saturation à cause de l'augmentation du trafic de fret. Parce que la croissance reprend en France et en Espagne, mais aussi parce que les voies ferrées vont être calibrées sur le même écartement.

Ce rapport du ministère de l'environnement va être envoyé dès aujourd'hui,  aux élus du Pays basque.

Les préfets, de la Région et des Pyrénées-Atlantiques, souhaitent récolter des critiques.

L'acquisition des terres basques en trois étapes : 

  • Sur le  tracé adopté jeudi à Bordeaux par le Comité de pilotage du Grand Projet Sud Ouest, présidé par Patrick Stefanini. Ce dernier, "selon une vieille règle républicaine", reportera toute décision après les élections sénatoriales des Pyrénées-Atlantiques qui doivent se dérouler en septembre.
  •  Ensuite, le tracé sera soumis à la validation du ministre. " Ca ne veut pas dire qu'il y aura une ligne nouvelle au Pays basque, temporise le préfet de la Région, ça veut dire intégrer cette hypothèse dans le logiciel de tous les acteurs économiques de la Région. " Les entreprises pourront sortir de l'incertitude et prévoir leur avenir en fonction du tracé.
  • Car dès la fin de l'année, les demandes de permis de construire sur le tracé seront gelées. C'est la première phase. Les terres, sous le tracé d'un kilomètre de large, pourront être vendues volontairement à Réseau Ferré de France, seul acquéreur possible, avant la dernière étape : l'expropriation. 
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