LGV Poitiers-Limoges : le Collectif "NON LGV OUI au POLLT" en phase avec Guillaume PEPY ?

Aujourdhui FR3 Limousin dans son édition de 12h revient sur les déclarations de Guillaume Pépy au jury RTL/ le Figaro/LCI du 14 décembre 2014 dernier et donne la parole à Robert Rolland, membre du "collectif non LGV oui au POLLT".


Ce dernier  fait part de  son sentiment sur le sujet en termes pondérés,  en reprenant comme justificatifs les positions affichées de l'Etat et les différents rapports récents (dont celui de la  Cour des Comptes) qui convergent tous vers un abandon du projet.

 

On peut, cependant,  regretter qu'il affirme que le temps de parcours entre Limoges et Poitiers de 35 minutes ne serait plus d'actualité, alors que rien n'a été modifié en ce sens dans le projet.

et sur 

http://www.dailymotion.com/video/x2cqlur_journal-france-3-12-13-limousin-du-16-decembre-2014-interview-de-robert-rolland-concernant-la-lgv-li_news

 

En ce qui concerne les déclarations de Guillaume Pépy, il ne s'agit  pas non plus, d'une  nouveauté, puisque depuis de longs mois, celui-ci exprime son opinion personnelle sur le sujet, dans la mesure où les décisions en la matière ne lui appartiennent pas.

 

 Déjà pour les 30 ans du TGV en janvier 2013, il déclarait :

© 2013 dépêche AFP

"Relation affective absolument incroyable entre le TGV et notre pays. (...) Le TGV est une fierté française, et on n'en a pas tant que ça», relevait Guillaume Pepy en 2011 à l'occasion des 30 ans du train. Mais il soulignait aussi que la France ne pouvait plus se permettre de multiplier les projets onéreux de lignes à grandes vitesse comme elle l'avait fait jusque là alors que les finances publiques sont contraintes et que 30% des LGV ne sont pas rentables.

Guillaume Pepy estimait qu'on ne pouvait «imaginer un droit de chaque ville au TGV en France» et affirmait qu'il fallait en finir avec le «Tout-TGV» alors que 300.000 personnes circulent, chaque jour, à bord de ce train symbole contre cinq millions dans un autre train.

Il n'a de cesse de marteler sa priorité: «le réseau existant, les trains du quotidien et l'Ile-de-France». Tous trois font l'objet d'une attention toute particulière de la part des pouvoirs publics, de Réseau Ferré de France (RFF) et de la SNCF qui ont engagé un programme sans précédent de rénovation des voies, à raison de 1.000 km par an (contre la moitié précédemment). Pour la seule Ile-de-France, le volume de travaux sur la période 2007-2012 sera doublé d'ici à 2017 et tous les trains de la région devraient être neufs ou rénovés d'ici à 2015, selon Guillaume Pepy.

 

 

Le 21 octobre dernier après la publication du rapport de la Cour des Comptes il répondait sur SNCF radio 

 

Guillaume Pepy : "Non mais comme 90 % des médias, vous confondez le TGV qui est le service de train à grande vitesse avec les lignes à grande vitesse, bref, vous confondez le train avec la voie. Le rapport de la COUR DES COMPTES porte sur les décisions de construction de lignes à grande vitesse et ça ne concerne pas SNCF, ça concerne d'abord le gouvernement et les élus. Et la question qui est posée, c'est quel est le bilan des lignes qui ont été construites et faut-il construire de nouvelles lignes ? Ça, c'est une vraie question politique."

newsletter_presse_28_euroduplex.jpg

Mais les TGV roulent dessus et les TGV sont plus ou moins rentables ?

Guillaume Pepy : "Les TGV aujourd'hui, merci pour eux, et ils dégagent du bénéfice, pas assez à notre goût mais ils dégagent du bénéfice. La question qui est posée par la COUR DES COMPTES, encore une fois, il faut être précis, c'est une question qui porte sur la construction de nouvelles lignes à grande vitesse. Et la question qui est derrière, c'est de dire, est-ce qu'il faut continuer à construire de nouvelles lignes ou est-ce qu'il vaut mieux s'arrêter en considérant que le réseau français a la bonne taille. Et ça, c'est une vraie question politique, nous, SNCF, nous sommes opérateur, c'est heureusement dans notre pays en démocratie le gouvernement et les élus qui le décident."

 

Vous avez bien un avis ?

Guillaume Pepy : "Comme opérateur, la réponse est non, c'est une question purement politique. Le choix de construire une ligne à grande vitesse dans notre pays, c'est un choix politique au bon sens du terme, c'est est-ce qu'on met les 30 millions d'euros au kilomètre que nécessite la construction d'un kilomètre de ligne à grande vitesse. Nous, vu de nous aussi bien Jacques RAPOPORT, le président du réseau, que moi, nous, nous pensons que l'essentiel des ressources doit être consacré au réseau existant."

 


 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog