LGV Bordeaux-Hendaye : Alain Rousset répond aux contre-vérités de Michèle Alliot-Marie

"Je suis contre une ligne nouvelle. Je veux une juste utilisation des ressources publiques (...). Est-ce qu'il faut dépenser plus de 1,3 milliard d'euros, et probablement beaucoup plus, pour gagner quelques secondes? C'est une véritable aberration", avait dit à Sud Ouest l'ex-ministre des Affaires étrangères.

Le président PS de la région Aquitaine, Alain Rousset, a dénoncé vendredi dans un communiqué "les 3 contrevérités" de Michèle Alliot-Marie .

 

Première contrevérité selon M. Rousset, l'affirmation de la députée selon laquelle "entre l'utilisation de la ligne actuelle et une nouvelle ligne, on gagnera quelques secondes".

"C'est totalement erroné puisque d'après le dernier rapport du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) publié en juin 2011, le gain de temps entre Bayonne et Saint-Sébastien est de 30 minutes".

 

"Raccourcir le trajet n'est pas le plus important dans cette affaire", estime-t-il encore. "La raison essentielle à la construction de la ligne nouvelle est que le trafic sur celle existante va être saturé dans quelques années. Tous les experts en conviennent, pour éviter l'asphyxie qui menace, il n'y a d'autre alternative que de construire une ligne nouvelle", a-t-il ajouté.

 

Seconde contrevérité selon le président de région, le souhait de la députée d'une "ligne nouvelle pour que Bordeaux soit à deux heures de Paris et à deux heures de Madrid".

"Si Mme Alliot-Marie avait étudié de près le projet, elle saurait qu'une fois l'ensemble des lignes à grande vitesse réalisé, côté français comme côté espagnol, Madrid sera, dans le meilleur des cas, à 4 heures 30 de Bordeaux, et non à 2 heures. Ce sera un progrès considérable dont je me satisfais volontiers", dit-il, sarcastique.

 

Enfin, dernière "contrevérité", celle que la gare de Bayonne sera la grande perdante de la mise en service de la future LGV.

"Rien de plus faux", s'insurge encore M. Rousset. "Réseau Ferré de France (RFF) a retenu pour la desserte future 13 allers-retours (AR) quotidiens entre Paris et Bayonne avec arrêt à Bordeaux et autant entre Bayonne et Toulouse, 19 AR entre Bayonne et Pau, 43 AR entre Bayonne et Dax et 38 AR entre Bayonne et Saint-Sébastien. Où est le déclin de la gare de Bayonne?", demande-t-il sèchement.

 

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