LGV : la LYON-TURIN fait débat.

5 novenmbre 2012 14h- Alors qu'une rencontre entre la France et l'Italie est prévue le mois prochain, que les accords franco -italiens devraient favoriser le classement de la LGV Lyon-Turin dans le futur Schéma de Développement Durable, la Cour des Compte recommande dans un référé  qui vient d'être publié de ne pas abandonner "trop rapidement" une éventuelle amélioration des infrastructures actuelles comme alternative au projet de tunnel ferroviaire Lyon-Turin, dont les coûts prévisionnels sont "en forte augmentation".

 

Elle y indique que "La caractère international du projet, son ancienneté et sa complexité rendent difficile l'énoncé de recommandations".

Qualifiant le projet de "très ambitieux", la Cour a constaté un "pilotage insuffisant", des coûts prévisionnels "en forte augmentation", des prévisions de trafic "revues à la baisse" ainsi qu'une "faible rentabilité socioéconomique" et un financement "non défini".

Le coût prévisionnel est notamment passé, en euros courants, de 12 milliards en 2002 à 26,1 milliards (dernière estimation de la Direction générale du Trésor), a relevé la Cour.

Par conséquent, elle recommande "de ne pas fermer trop rapidement l'alternative consistant à améliorer la ligne existante". Ajoutant que  si le projet devait être malgré tout poursuivi, elle  recommande "d'étudier les mesures éventuellement contraignantes de report du trafic transalpin de la route vers la voie ferrée".

 

La Cour reprend la conclusion en matière de dépenses d'investissement de son rapport de juillet dernier sur les finances publiques: "réexaminer systématiquement ces dépenses au vu de leur compatibilité avec la situation financière réelle du pays, de leur rentabilité financière et socioéconomique et surtout de leur contribution au relèvement du niveau de la croissance potentielle de l'économie".

 

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, destinataire du référé en août, a relevé dans un courrier également rendu public que le projet répond à l'"objectif stratégique" de "sécuriser les échanges entre la France et l'Italie à travers les Alpes".

Selon lui, cette nécessité a été renforcée par les accidents survenus en 1999 et 2005 dans les tunnels alpins qui ont "mis en évidence la fragilité du système actuel qui repose principalement sur le mode routier".

 

La France et l'Italie ont signé en 2001 un accord pour la construction de la ligne de TGV Lyon-Turin. Cette ligne, jugée stratégique pour le réseau européen et subventionnée par l'UE, raccourcira le trajet entre Paris et Milan à 4 heures contre 7 actuellement.

 

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