Lgv Limoges Poitiers et financement de la LGV SEA Tours Bordeaux - Ségolène Royal campe sur sa position de prêt à l'Etat

 Ségolène Royal était en Gironde ce vendredi (PHOTO TH. DAVID)

 

Le financement de la LGV Sea Tours-Bordeaux n'est toujours pas bouclé et nous sommes les 30 avril, alors que la Ministre avait donné une date butoir fixée au 15 avril.

Les retards ds s'accumulent, Ségolène Royal persiste pour un prêt de 95 000 000€ 

 

30 avril 2011 08h42 | Par SudOuest.fr, avec AFP  

 

LGV : Ségolène Royal ne veut toujours pas cofinancer

La région Poitou-Charentes campe sur sa position d'un prêt accordé à l'Etat et remboursable, a affirmé Ségolène Royal ce vendredi.

 

Alors que les collectivités locales cofinancent avec l'Etat la construction de la ligne à grande vitesse Sud-Europe Atlantique (LGV SEA), la région Poitou-Charentes campe sur sa position d'un prêt accordé à l'Etat et remboursable, a affirmé Ségolène Royal, ce vendredi.

"Chaque région a la liberté et la responsabilité d'utiliser ses fonds publics du mieux possible et moi j'ai décidé de faire un prêt", a réaffirmé la présidente de Poitou-Charentes.

"J'ai signé une autorisation de prêt de 95 millions d'euros à l'Etat, ce qui est déjà d'une générosité considérable car ce n'est pas aux régions de financer" la construction de la LGV, a déclaré Mme Royal à l'AFP en marge d'un déplacement en Gironde sur le thème de l'Education.

"Puisque la LGV est sous-traitée à une entreprise privée, il est normal que, le jour où l'entreprise privée va faire des bénéfices, elle rembourse le contribuable", a-t-elle affirmé.

"La LGV va se construire et je ne ne changerai pas d'avis, a-t-elle ajouté. "Les travaux ont commencé, les contrats signés avec les entreprises, il faut arrêter de dire n'importe quoi", a-t-elle fustigé, répondant au maire UMP de Bordeaux Alain Juppé, qui avait regretté, vendredi, que "la résistance farouche de Poitou-Charentes risque de tout bloquer".

"Le tour de table financier n'est pas assuré et l'Etat ne veut pas le conclure tant qu'il n'est pas complètement réalisé à 100%", avait indiqué Alain Juppé "inquiet de voir que de nouveaux retards s'annoncent alors que l'opération est majeure".

"Il est un peu gêné vis-à-vis des autres régions parce qu'elles ont cofinancé", notamment Aquitaine et Midi-Pyrénées présidées par le PS, "et que les gens dans ces régions se disent pourquoi on a payé, pourquoi on n'a pas fait comme en Poitou-Charentes", a ajouté Mme Royal.

Les préfets des cinq régions concernées par la LGV devaient à la fin avril obtenir l'assentiment de plus de 90% des collectivités locales pour le financement de quelque 1,476 milliard nécessaire au lancement des travaux sur le tronçon Tours-Bordeaux, soit Aquitaine (842 MEUR), Midi-Pyrénées (280 MEUR), Poitou-Charentes (257 MEUR), Limousin (52 MEUR) et Centre (44 MEUR).

Deux autres départements, les Landes et le Lot-et-Garonne, n'ont pas encore acté le cofinancement de la LGV.

Le coût total du tronçon Tours-Bordeaux s'élèvera à quelque 6,7 milliards d'euros avec le concours de l'Etat, Réseau ferré de France (RFF) et la part d'autofinancement du concessionnaire.

La future LGV SEA se compose d'un tronçon central Tours-Bordeaux et de trois branches Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Espagne et Poitiers-Limoges. Elle représente un investissement de près de 20 milliards d'euros.
 

 

 

 

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