LGV Limoges-Poitiers: l'Echo du Centre, la considère quasiment sur une voie de garage

L'echo du centre d'aujourd'hui, 20 septembre, titre "la LGV quasiment sur une voie de garage".

 

On peut aisément comprendre que ce quotidien se fasse l'interprète des opposants à cette nouvelle infrastructure  qui n'a  effectivement pas prouvé sa pertinence.

 

Cependant, il reste quelque peu surprenant que pour étayer son argumentation, il s'appuie sur la publication d'un livre qui paraîtra le 22 septembre, jour anniversaire du TGV.

 

Celui-ci , dont l'auteur est Marc Fressoz, également co-auteur de "la SNCF, la machine infernale" en 2004 reste un pamplet en bonne et due forme contre la SNCF et notamment son modèle social.

 

En effet , un chapitre complet est consacré à la question sociale à la SNCF qui plombe, d'après l'auteur,  l' avenir de celle-ci. 

 

 Il s'en est expliqué clairement, dans un entretien qu'il a eu le 12 septembre dans le 12-14h, sur France-Info, en déclarant "que l'Etat  essayait de convaincre les cheminots de modifier leur façon de voir afin de ne pas dupliquer aux opérateurs privés le système social actuel et qu'il était urgent et indispensable pour la santé du ferroviaire de supprimer le statut pour les nouveaux cheminots......." http://bernardthomasson.com/2011/09/12/la-faillite-du-tgv/

 

Alors qu'actuellement, peuvent être avancés   des arguments indiscutables, qui ne plaident pas en faveur de toutes les LGV prévues dans la loi du Grenelle I,  pourquoi appuyer ses convictions sur les éléments d'un livre et en faire la promotion en passant sous silence, toute une partie que l'on sera vraissemblament amené à combattre .

En effet, l'Echo du Centre ne pourra pas, ne pas s'indigner des théories avancées qui mettront à mal le statut des futurs cheminots lorsque la concurence sera effectivement mise en place 

 

De la même façon, s'il est exact de dire que 10% des voyageurs seulement des usagers prennent le TGV , cet argument doit être utilisé avec prudence. En effet, beaucoup de dépenses faites par l'Etat et donc supportées par le contribuable profitent à moins de 10% des français. Dans cette logique il n'y aurait plus de théâtre, plus d'opéra, plus de musée, plus de transports scolaires, plus de RMI etc....

 Et que dire des TER dont le poids est égal à 1,47% dans l’ensemble des transports de personnes. ce qui  reste particulièrement faible, voire anecdotique, alors qu'une dépense de 3.7 milliards d'euros chaque année  pèse sur le contribuable

 

Toute l'entreprise réside dans un équilibre, les LGV ne devant pas se faire au détriment des lignes existantes.

 

 

lgv sur voie de garage-copie-1  

 

 

 

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