Lgv Limoges-Poitiers ou aménagement de la RN147 à 2x2 voies. Il faudra choisir ?

carte poitiers limoges 1Voici les propos échangés à l'Assemblée Nationale, le 1er mars 2011, entre Madame Pérol-Dumont,  Présidente du Conseil Général de la Haute-Vienne et le Secrétaire d'Etat aux transports.

Il s'en suit que  l'aménagement de la RN 147 par voie de concession ne se justifie pas au regard des besoins de mobilité qui concurencerait directement le projet de la LGV Poitiers-Limoges.

 

extraits : 

Mme Marie-Françoise Pérol-Dumont. Je vous remercie, Monsieur le président, d’avoir par ces fermes propos soutenu la réalisation d’une infrastructure qui, au regard du temps qu’elle fera gagner à toute une région, ne coûtera pas cher ! Je parle du barreau TGV Poitiers-Limoges, complémentaire de la ligne Paris-Orléans-Clermont-Ferrand-Lyon. Je suis heureuse que la réalisation de cette ligne soit en passe d’être mise en œuvre, avec un financement très important de toutes les collectivités concernées, y compris de la part de conseils généraux qui n’y ont pourtant pas vocation. Pour autant, jamais une LGV ne permettra de faire transiter des poids lourds ! Nous avons donc aussi besoin de routes nouvelles. Nous ne sommes pas des partisans du « tout routier », mais il n’est pas concevable que les territoires encore enclavés payent l’addition pour les collectivités bien, sinon trop bien, dotées en infrastructures routières. On se trouve dans la même situation que lorsque les pays confortablement industrialisés prêchent la décroissance aux moins avancés.

J’en viens à la RN 147 qui nous relie à la façade atlantique. Il y a là un cas d’école. Vous venez de nous dire, Monsieur le ministre, que les grandes infrastructures qui ne sont pas inscrites au SNIT pourront être financées dans le cadre des PDMI. Or, la mise à deux fois deux voies de cet axe a successivement été inscrite au contrat de plan, puis au contrat de projet Etat-Région, puis au PDMI, avant d’avoir, sans plus d’effet, pris la forme du projet POLIS… qui n’apparaît pas dans l’avant-projet de SNIT ! Je rappelle l’engagement pourtant pris à ce sujet, en séance publique, par M. Apparu s’exprimant au nom de M. Bussereau, le 8 juin 2010, en réponse à ma question : ce projet « fait partie des opérations inscrites à la revue des projets où sont identifiées les principales infrastructures de transports qui méritent de figurer au schéma national en raison de leur cohérence avec les orientations du Grenelle de l’environnement. »

Les critères de désenclavement et de sécurité sont remplis, de même que la nécessité économique pour les deux régions concernées ; tous les paramètres sont donc réunis pour une réalisation que les collectivités territoriales de tous bords appellent de leurs vœux, le consensus transpolitique étant total. Pouvons-nous, oui ou non, Monsieur le ministre, espérer l’inscription au SNIT de cet axe routier déterminant ? Nous avons été trop longtemps dupés !

 

M. le secrétaire d’État. Madame Pérol-Dumont, l’État est bien entendu attentif à la qualité de la RN147 et entend poursuivre l’aménagement de cette voie, mais la mise à deux fois deux voies continue de cet axe entre Limoges et Poitiers par voie de concession ne se justifie pas aujourd’hui au regard des besoins de mobilité. De plus, l’équilibre économique d’un tel projet pose question, car un tel aménagement concurrencerait directement le projet de liaison à grande vitesse Poitiers-Limoges prévu par la loi Grenelle I. L’aménagement de la RN147 se poursuivra par le biais des PDMI, et je confirme que le financement dans ce cadre est bien prévu : malgré un contexte budgétaire fortement contraint, 21,7 millions d’euros exclusivement financés par l’État ont été inscrits au PDMI de la région Poitou-Charentes, au titre de la modernisation de la RN147 au sud de Poitiers, dont une première tranche de la déviation de Lhommaizé.

Mme Marie-Françoise Pérol-Dumont. Sans doute, mais qu’est-il prévu dans le PDMI pour le Limousin ? Toute la question est là.

M. le secrétaire d’État. C’est que le Limousin n’avait rien demandé.

 

Dans un conteste général économiquement difficle faut-il en déduire qu'on ne peut pas faire les deux  et qu'il faudra choisir entre l'un ou l'autre ?

Il faut rappeler que le Conseil Régional de Poitou-Charentes et le Conseil Général de la Vienne financent les études , mais ne sont pas favorables au financement de la LGV et privilégient celui de la RN 147 dont ils demandent l'inscription au SNIT

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