LGV Limoges-Poitiers ou LGV Paris-Normandie ? L'Etat pourra-t'il financer les deux ou devra-t'il choisir?

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Le président de la République en visite au Havre promet la LGV avant 2020. Son coût prévu entre 9 et 13 Md'€ est loin d'être négligeable.

Dans un contexte de choix budgétaires difficiles, passera-t'elle avant la Limoges-Poitiers ?

Nicolas Sarkozy accélère la LGV Paris-Normandie

Le 22 avril 2011

 

Pas question d’attendre 2020 pour mettre en service la ligne à grande vitesse entre Paris et la Normandie. Nicolas Sarkozy a annoncé qu’elle devait fonctionner dès 2017 !

 

En visite sur le Port autonome du Havre (PAH) pour évoquer la réforme portuaire, Nicolas Sarkozy en a profité pour donner un sérieux coup d’accélérateur au projet de LGV Paris-Normandie, qui doit desservir Rouen, Caen et Le Havre.

Il a même annoncé le programme : le débat public doit s’achever fin 2011. Le choix du tracé et la répartition du financement de ce projet (entre 9 et 13 milliards d’euros) entre l’Etat, Réseau Ferré de France et les collectivités concernées en Ile-de-France et en Normandie sera connu début 2012.

 

Quant à la date de mise en service de cette ligne LGV : "Les experts les plus optimistes évoquent une mise en service au mieux en 2020. Eh bien, je refuse ces délais. Je préfère 2017 pour les 500 ans de la fondation du Havre. Si les procédures et règlements actuels ne permettent pas d’aller assez vite, je ferai voter une loi. A projet exceptionnel d’intérêt national, mesures exceptionnelles"

 
Premier pas dans cette direction, le président a nommé Antoine Rufenacht, ex-maire UMP du Havre, à la tête d’un Commissariat au développement de la Vallée de la Seine.
 
L’ancien édile aura pour mission le pilotage national du développement de la Vallée de la Seine et de la façade maritime de la région capitale. Il coordonnera les politiques d’aménagement, de transports et de logements qui concernent l’axe Seine. Il disposera pour cela d’une administration de mission légère, mais dotée de larges compétences interministérielles et sera branché en ligne directe avec l’Elysée. Ce qui devrait selon l’intéressé accélérer le projet en permettant de faire sauter certains verrous, si nécessaire.
 
De notre correspondant en Normandie, Patrick Bottois

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