LGV Poitiers-Limoges -POLT : les petites phrases qui en disent long....

Vendredi 16h- Depuis la publication du rapport de la commission Mobilité 21, Twitter s'enflamme, la presse se déchaîne, les politiques montent au créneaux, personne ne se laissera faire.... on va voir ce que l'on va voir ! Les anti-LGV sont contents, les uns parce qu'ils voient s'éloigner le spectre d'une ligne qui devait passer près de chez eux, les autres parce que le rapport leur donne raison....                                                                                               
Pour en revenir à la LGV Poitiers-Limoges, les petites phrases des uns et des autres :                            
  • Philippe Duron lors de la remise du rapport
/ jeudi 27 juin 2013 à 16h03 
Concernant le barreau Poitiers-Limoges: "la commission est là pour donner un avis. Le Barreau Limoges-Poitiers est classé dans les secondes priorités après 2030 car nous avons considéré qu'il y a des priorités plus importantes pour les collectivités et les territoires."
jeudi 27 juin 2013 à 16h04 
  "Nous avons l'appui du gouvernement de François Hollande" tient-il à observer.
  •  L'ancien maire de Poitiers Jacques Santrot a vivement réagi sur France Bleu : « Le président de la République, qui est loin d'être sot, a bien compris que le désenclavement du Limousin ne pouvait pas attendre 2030. Donc cela pèsera dans le sens de la réalisation de cette ligne. »
  •  La Fédération nationale des associations d'usagers des transports se félicite de « l'élimination par report à un horizon lointain d'un certain nombre de projets inutiles voire fantaisistes » en citant la LGV Poitiers-Limoges.
  •  Jean-Claude Sandrier, président de l'association Urgence Ligne Paris-Orléans- Limoges-Toulouse,  « il faut saluer la première priorité accordée à l'amélioration du réseau existant, l'augmentation des crédits pour le développement du fret et la volonté de renouveler le matériel des grandes ligne structurantes, dont le Polt. Nous prenons note que la commission n'a pas pu justifier un classement dans les premières priorités du projet de LGV Limoges-Poitiers, le reportant au-delà de quinze ans ».
  • L'association TGV-Grand Centre Auvergne (POCL en lien avec POLT) apprécie « la possibilité de commencer les travaux avant 2030, la provision de 2 milliards d'euros pour les premiers travaux, et la prise en compte de la mobilisation pour ce projet qui garantit l'attractivité des régions Centre, Auvergne et Bourgogne ».
  •  Jean-Pierre Limousin, le président de l’association de promotion la LGV Limoges-Poitiers a été le plus virulent sur les conclusions du rapport : « C’est un rapport injurieux pour la République parce qu’il a été rédigé par une poignée de parlementaires qui s’arrogent le droit d’aller modifier la loi sur le Grenelle de l’environnement, qui a été votée, elle, à l’unanimité. » [...]
  • Philippe Nauche, le député-maire PS de Brive. « Je ne suis pas surpris par ce que dit ce rapport, confie-t-il. Le point positif, c’est que la modernisation du POLT redevient d’actualité. Même si la liaison TGV reste toujours en ligne de mire, il faut être vigilant sur l’amélioration de l’existant. Ma responsabilité d’élu, c’est de regarder ce qui est le mieux pour le territoire en terme de desserte »
  • Quant aux  élus haut-viennois, ils  affichent un certain sang-froid. Ils ont voté, sans discuter et comme le voulait l’ordre du jour, 695.000 euros de crédits de paiement : un acompte pour la participation financière de la Haute-Vienne à la LGV sud-Europe-Atlantique (tronçon Tours-Bordeaux). « Nous sommes actionnaires », a rappelé Marie-Françoise Perol-Dumont. Honorer ses engagements, c’est aussi se mettre en position de réclamer sa part du gâteau…
  • Jean-Paul Denanot exprime "ses inquiétudes quant au devenir ferroviaire du Limousin et au delà de tout le Centre de la france qui ne peuvent être oubliés. La LGV n'est classée qu'en priorité 2, alors que les procédures d'enquête publique sont en cours jusqu'au 12 juillet et que le barreau satisfait à tous les autres critères de faisabilité notamment environnementaux ".
  • Alain Claeys, député-maire de Poitiers : dès mercredi avait réagi aux fuites en se déclarant confiant : « Je maintiens que les travaux commenceront avant 2030. Ça prendra peut-être cinq ans de retard (ndlr, par rapport à la mise en service attendue en 2020) mais pas davantage. » 
  • Michel Moyrand,  maire de Périgueux, désormais beaucoup moins optimiste. « Mais on ne gère pas la France avec des sentiments ,  On la gère avec des moyens financiers. Et il ne les a pas.(en parlant de François Hollande) Malheureusement. C’est douloureux, mais nécessaire. »
  • Alain Rodet,  maire de limoges« Ma confiance en l’avenir est intacte. Si le rapport était décisionnaire, on n’aurait pas lancé l’enquête publique ».

   Pour sa part, le Premier Ministre Jean Marc Ayrault  considère que  le rapport de la commission sort du mensonge et fait un diagnostic précis, qu'il partage, de nos besoins de transport.

A la question : Que répondez-vous aux élus dont les projets sont remis à l’après-2030 ?

Il répond : "Je leur réponds que le pays est largement maillé, par des voies ferrées et des autoroutes qu’il faut rénover. Je sais que ce grand maillage est imparfait et nous le corrigerons. Je leur réponds aussi que les grandes métropoles dont ils sont souvent élus doivent tirer la croissance de la France. Je leur dis que les nouveaux projets ne sont que la partie émergée d’un iceberg dont le reste est constitué des réseaux qui doivent être profondément rénovés, tant pour les infrastructures que pour le matériel roulant."

La suite au prochain article......

 

 



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