LGV Poitiers-Limoges : Quand une LGV est indispensable.......le PPP est encore la solution !

 

Alain Rousset, président de la région Aquitaine, avait été le porte-parole de François Hollande pour l'industrie, l'innovation et les PME durant la campagne électorale. Il avait alors vivement critiqué les partenariats public-privé (PPP) estimant qu'ils généraient de l'endettement et "massacraient" les PME.

Dans cette optique, en Décembre,  le président de la Région Limousin, Jean-Paul Denanot a fait la une de la presse régionale en s'écriant  au sujet de la LGV Poitiers-Limoges "Surtout pas de public-privé c'est un piège"

Au même moment Gilles Savary,  député de la Gironde, qui a été un des quatre rapporteurs des Assises nationales du ferroviaire, considérait dans un entretien à « Sud Ouest » que le coût de GPSO ne serait pas compatible avec l'état des finances publiques et que les projets au delà de Bordeaux risquaient la congélation budgétaire.

Cette déclaration n'a pas été pour plaire à Alain Rousset et a provoqué son courroux.

Depuis, il refute tout enlisement du projet ferroviaire  Bordeaux-Toulouse -Hendaye et va même jusqu'à en préciser les financements en ajoutant : "Il faut regarder ce projet avec les lunettes de l'avenir. Ne pas douter et foncer. C'est ma réponse à Gilles Savary"

Et à la question, un financement public à 100% est-il possible ? Il répond sans hésiter :

"Le financement sera sans doute mixte. Mais je crois qu'il faudra revenir sur les conditions de rémunération de l'opérateur privé qui serait retenu comme concessionnaire. La rentabilité finale du projet Tours-Bordeaux est estimée à 15 %. C'est trop élevé. On devrait revenir à un chiffre plus raisonnable de moitié environ. Cela diminuera la facture publique. RFF facture aussi pour Tours-Bordeaux une provision pour risque qui est trop élevée. On a des marges."

Comme quoi, après avoir déclaré"Je suis quasiment partout contre les PPP,   Le système des PPP tue les petites entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) du bâtiment. "  il y a tout de même un projet qui pourrait en bénéficier sans état d'âme : le GPSO.

Qu'en sera t'il si le projet de LGV Poitiers-Limoges se poursuit ?

On peut, dès aujourd'hui,  parier que le président Denanot, adopterait  une position similaire... Faute de grive on mange des merles ! 

 S 'il veut la LGV, il n'aura sans doute  pas le choix et devra vraisemblablement accepter le compromis que d'autres sont prêts à embrasser pour obtenir coûte que coûte ce qu'ils souhaitent.

 

 

 

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