LGV Poitiers-Limoges : en 2022 mais à condition que l'Etat ne paie pas sa quote-part !

Mercredi 6 - 10h -

Selon une information de FR3 limousin  concernant la LGV Poitiers-Limoges :

"Les collectivités disent avoir déjà réuni "près d'un milliard d'euros", grâce au tour de table effectué non seulement en Limousin, mais aussi auprès des départements de la Dordogne et du Cantal qui restent intéressés par ce projet, selon Jean-Paul Denanot. Pour sa part, Alain Rodet indique que le recours à l'emprunt permettra de boucler complètement ce financement. La Banque Européenne d'Investissement dispose, selon le Maire de Limoges de "fonds à placer pour réaliser de grandes infrastructures", et la Caisse des Dépôts et Consignation  apporterait aussi son concours.


Dans un contexte "aussi idylique", on se demande bien pourquoi, alors, Limoges Métropole a cru devoir lancer un appel d'offres pour une  "aide au montage financier d'infrastructures ferroviaires".

L'annonce du tour de table, faite à grands renforts de publicité, n'a néanmoins  pas fait pour l'instant l'objet de délibérations des collectivités concernées.

On peut en conclure que cet optimisme n'est que de façade et vraisemblablement lié à la prochaine échéance électorale.


Il n'en demeure pas moins que l'Etat se désengage d'un financement qui pourtant reste de sa compétence, raison pour laquelle Ségolène Royal, présidente de la Région Poitou-Charentes n'avait  pas voulu participer à la LGV SEA. 

Ce qui veut dire aussi, que le Président de la République a bien lâché le Limousin et que son aide , si aide il y a, se limitera à un simple geste administratif  : la DUP. 


Les  limousins et surtout les haut-viennois qui se plaignent de la pression fiscale en voyant leurs impôts augmenter devront pourtant  encore payer plus pour :

  • leur contribution à la construction
  • les remboursements des prêts de la BEI
  • les remboursements à  la caisse des Dépôts.

 

 Dans le même temps et avec le même illogisme  les élus dénoncent les diminutions des contributions de l'Etat à leur budget général mais  n'hésitent à l'obérer pour de nombreuses années, dans  un contexte de rareté durable de la ressource budgétaire, et alors qu'il  est indispensable de rationaliser les dépenses publiques, qu’elles soient de fonctionnement ou d’investissement. C'est d'ailleurs le sens d'un récent rapport rendu au gouvernement et qui stipule une révision des indicateurs socioéconomiques des projets.


Par ailleurs , si les limousins souhaitaient  une LGV, personne ne leur  avait dit que les modalités de financement généralement retenues allaient changer et ce,  après l'enquête publique. Il s'agit donc d'une tromperie aux conséquences indéniables relayée par un Préfet de Région qui s'avance sur des dates qu'il est loin de pouvoir maîtriser.

 

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