LGV Poitiers-Limoges : A la une de l'Echo du Centre d'aujourd'hui

Mardi 11 décembre - 18h- L'Echo du Centre revient aujourd'hui sur la LGV Poitiers-Limoges sous un titre ronflant "Notre but est de faire annuler le projet" 

  

Le journal fait  un amalgame avec diverses actions,  globalisant  la démarche des opposants qui allieraient le champ juridique à la mobilisation de terrain. Or cette interprétation généralisée n'est pas exacte. L'action juridique en question est limitée à certains opposants et ne regroupe pas par exemple des communes impactées comme Bellac, le collectif anti LGV-Oui au POLT ou des partis politiques opposés au projet......

 

L'essentiel de l'article est consacré aux  propos d'un membre de la Coordination des Riverains et Impactés.

 

Du point de vue de l'interwiewé, la plus grosse inquiètude viendrait du remembrement qui devra intervenir, (celui-ci ne sera effectif qu'à l'issue de la DUP), parce qu'il n'y aurait plus de transparence des voies, c'est à dire qu'on ne pourrait plus aller facilement d'un côté à l'autre de la voie.

Son souci peut être légitimement considéré, cependant il convient de le modérer puisque 87 rétablissements directs de voies soit 1  tous les 1300m et 28 indirects sont prévus sur la ligne

 

  http://www.lgvpoitierslimoges.com/upload/documentation/fichiers/ateliersthematiques/lgvplcrat9dcembre2011limoges.pdf

 

 L'ADE 86-87 qui est l'association de défense des expropriés agricoles explique d'ailleurs que l’aménagement foncier pourra résoudre cela, au moins dans la plupart des cas, en réponse à   l'association Barrage qui faisait remarquer, lors du dernier atelier de RFF, que dans certaines communes c’est le même exploitant qui se trouvait  d’un côté et de l’autre de la ligne.

 

Le représentant de la CRI  revient également sur le recours déposé par la CRI en Conseil d'Etat avec l'annonce du renvoi, par  ce dernier, de la requête devant le Tribunal Administratif de Paris. A ce sujet, on ne peut que regretter que tous les juristes chargés  du dossier aient fait abstraction de l'article 311-1 du code de justice administrative qui fixe la compétence du Conseil d'Etat et qui a été modifié depuis août 2011.....

 

Le positionnement des  belligérants reste pourtant incertain.

  • D'un point de vue juridique, puisque les recours ne sont pas suspensifs. Les actions en cours menées par l'Etat peuvent donc se poursuivre sans aucun problème. De plus,  ce n'est pas RFF qui met à l'enquête publique mais l'Etat.
  • l'attaque de toutes les décisions devra trouver un fondement juridique et pour l'instant rien ne prouve qu'elles comporteront  des failles permettant des actions susceptibles d'aboutir.

echo 12 dec mini

 

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