LGV Poitiers-Limoges et POLT : touchés par le report de l'écotaxe

Le report sine die de la nouvelle version de l'écotaxe provoque l'irritation des principaux acteurs des transports qui remet en cause l'avenir de l'AFITF.

Cette dernière, finance en effet,  les infrastructures de transports pour l'Etat.

Il s'agit pour le volet ferroviaire : de la rénovation du réseau, du renouvellement des matériels, des nouveaux projets et du volet mobilité des contrats de plan qui sont en cours de discussions...

Ainsi, les sommes promises pour la rénovation du POLLT sur 10 ans sont elles aussi compromises si aucune solution n'est trouvée, comme le sont, les crédits nécessaires pour les études de la LGV Poitiers-Limoges prévus également sur le CPER.

 

 

 

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Élus locaux, usagers, opérateurs, industriels du transport public et entreprises de travaux publics déplorent le nouveau report de l’écotaxe et réclament unanimement une remise à plat des modes de financement de la mobilité durable.


Les élus locaux, représentés par le GART et l’AdCF, les usagers des transports (FNAUT), les opérateurs regroupés au sein de l’UTP, les entrepreneurs de TP et du transport public (FNTP), les industries ferroviaires regroupées au sein de la FIF et TDIE, association multimodale regroupant l'ensemble des parties prenantes, déplorent le report sine die de l’écotaxe poids lourds. Une décision qui risque de peser lourdement sur la pérennité du financement des infrastructures de transport.


En effet, les associations rappellent que le principe d’une écotaxe poids lourds a été décidé le 26 avril 2007, à la quasi-unanimité, dans le cadre du Grenelle de l’Environnement.

Depuis, aucune solution n’a été trouvée pour rendre effective cette décision de la représentation nationale. Un premier report a été décidé le 18 avril 2010. Le 3 janvier 2013, le Conseil des ministres a acté une remise à plat de l’écotaxe. Le 29 octobre, le Premier ministre a annoncé une nouvelle suspension de l’écotaxe.

La mission d’information du député Jean-Paul Chanteguet a, néanmoins, défendu le principe de sa mise en oeuvre mais le 22 juin 2014, le Gouvernement a pris la décision de remplacer l’écotaxe par un péage de transit poids lourds pour les camions de plus de 3,5 tonnes roulant sur 4 000 km de routes, au lieu de 15 000 km prévus dans l'ancien système.

De report en reculades par les différents Gouvernements qui se sont succédé depuis 2010, la décision prise hier signe pratiquement l’acte de décès de cette fiscalité, pourtant basée sur la prise en compte du principe « pollueur-payeur » qui figure dans la Charte de l’environnement, partie intégrante du bloc constitutionnel depuis 2005. Concrètement, sans cette ressource,

C’est l’avenir de l’Agence de financement des infrastructures de transport (AFITF) qui se trouve posé et, plus encore, le financement d’une centaine de projets de transport en commun en site propre et le volet transport des contrats de plan Etat-Régions qui se trouvent directement menacés.

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