LGV Poitiers-Limoges :La convention pour les études passée au crible par le Collectif "Non LGV, oui au POLT"

L'Echo du Centre, rend compte ce matin de la conférence de presse faite hier par le Collectf " Non à la LGV, Oui au Polt". L'argumentation reste vivace et démontre une étude conscencieuse du dossier.


Le Collectif «Non à la LGV, Oui au POLLT» s’est saisi du dossier de Convention qui sera étudié en séance plénière du Conseil régional du Limousin, le 14 octobre prochain.

Le Collectif «Non à la LGV, Oui au POLLT» décrypte la Convention qui sera mise au vote au Conseil régional la semaine prochaine. A la clé, une rallonge de 42 millions d’euros est demandée... avant une troisième phase d’étude. «A fonds perdus» estiment les militants du collectif.

Les membres du Collectif «Non à la LGV, Oui au POLLT» ne sont pas tendres avec les élus qui se sont rendus à l’Elysée pour défendre le barreau à grande vitesse Limoges-Poitiers. Et la prochaine Convention à l’ordre du jour de la séance plénière du Conseil régional de mardi ne fait que mettre du charbon dans la loco ! Ils ont bien étudié ce texte et livrent un compte-rendu d’une lecture entre les lignes. D’abord, les financeurs. La première vague de 30 millions d’euros passée, la prochaine devrait s’établir autour de 42 millions d’euros... Mais qui paye quoi ? Le budget prévisionnel acte une diminution de la part de RFF (de 33% à 5%) et de l’Etat (de 33% à 21%). Mais les acteurs du collectif croient voir une «escroquerie» dans les estimations sur la partie européenne. La part de l’Union européenne est passée de 13% à une estimation à plus de 47% sur l’enveloppe de 42 millions d’euros. Le plan prévisionnel de financement compte sur un programme ferroviaire pour cela... à ceci près que ce programme privilégie les liaisons transfrontalières. Est-ce que la liaison

Limoges-Poitiers peut entrer dans ce cadre ? Impossible selon les militants. «On laisse entendre que l’Europe va payer pour que ce soit plus acceptable pour les contribuables» expose Françoise Célerier.

La banque limousine ?

Alors qui passera à la caisse pour financer ces études ? Plusieurs collectivités ont déjà dit «non merci», comme la Région Poitou-Charentes. Selon André Thépin, porte-parole, le compte est vite fait : «le Conseil régional du Limousin, le Conseil général de la Haute-Vienne, l’Agglo de Limoges et et la ville de Limoges». Et la note sera d’autant plus salée que celle présentée car les fonds européens ne seraient pas au rendez-vous. Autrement dit de la part de l’Etat, «vous voulez votre LGV, vous vous la payez» ! «C’est un transfert de l’Etat vers les collectivités et la gestion des ouvrages du rail seront dévolus aux collectivités» ajoute Robert Rolland.Et l’affaire n’est pas terminée... puisqu’il y aura une troisième vague pour les études. On atteindra une somme de 150 millions d’euros, «à fonds perdus car cette LGV ne se fera pas. Pourquoi continue-t-on à dépenser de l’argent comme ça alors qu’on a d’autres priorités comme l’amélioration de la ligne POLLT ? Tout cet argent dépensé au détriment de quels projets, quelles écoles ? On ferait mieux d’apporter la fibre optique dans la région !» s’énerve André Thépin.


Pollt, terminus à Brive ?

Le collectif défend la ligne POLLT et croit savoir que la SNCF porte un projet de terminus à Brive, et une réduction des arrêts pour ne desservir que les gares des Aubrais, Vierzon, Châteauroux, Limoges et Brive. «Au delà de Brive, ne circuleraient que des TER». «Défendre les arrêts en gare de Montauban, Caussade, Gourdon, Souillac, Uzerche, Saint-Sulpice, La Souterraine, Saint-Sébastien, Issoudun, Reuilly, c’est permettre non seulement à la ruralité d’être un des moteurs de la vie sociale, mais aussi aux usagers de ces gares de ne pas être des forçats ferroviaires contraints de changer de gare avec tous leurs bagages».

Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog