LGV Poitiers-Limoges : La DUP une étape obligatoire

Samedi 7- 10H- La DUP publiée pour la LGV Lyon-Turin  a soulevé une levée de bouclier des opposants  

 Le Parti de Gauche a ainsi évoqué un «  déni de démocratie », et demandé un « moratoire immédiat »

On peut parier qu'il en sera ainsi, aussi pour la LGV Poitiers-limoges et que certains crieront au scandale dans quelques jours, dès la publication de l'avis de la commission d'enquête, en s'appuyant sur les rapports divers et variés qui ont émaillé le printemps et le début de l'été.


Pourtant il n'est pas inutile de rappeler que DUP, ne veut pas dire travaux et que rapport de la Commission Mobilité 21 n'empêche nullement les processus administratifs d'aller à leur terme.

En effet, enquête publique et DUP en font partie. Il s'agit d'assurer la continuité juridique d'un projet et d'une décision purement administrative nécessaire pour ne pas perdre le bénéfice des études déjà engagées, mais elle ne pésage en rien le calendrier des travaux.


Il n'en demeure pas moins, que bien que continuant son cheminement administratif, se posera le problème du financement qui est loin d'être résolu et qui, pour l'instant ne cadre pas avec la doctrine gouvernementale établie cet été en matière d'infrastructures ferroviaires.

Cette orientation  n'est pas s'en poser des problèmes,   puisque dans ce contexte de report de construction des LGV, même Dominique Bussereau, Président du Conseil Général de la Charente-Maritime, a annoncé cet été qu'il demanderait aux élus de son département de surseoir aux paiements versés à Réseau ferré de France (RFF) pour la construction de la LGV Tours-Bordeaux, alors que, secrétaire d'État aux Transports, il avait aussi frappé à la porte des  voisins intéressés par les trois autres tronçons de la LGV Sud Europe Atlantique vers Limoges, Toulouse et Hendaye.

Pour le moment, les élus de la Région Limousin, du Département de la Haute-Vienne et de Limoges Métropole n'ont pas menacé de suspendre leur participation financière à la LGV Tours-Bordeaux. En effet, liés, il doivent se conformer aux dispositions du conventionnement qui prévoyait le démarrage des travaux dans un délai de trois ans à compter de la publication du décret.
Ainsi, si les travaux n'avaient toujours pas démarré en 2017, trois ans après une éventuelle DUP, les élus du Limousin pourraient à leur tour menacer de suspendre leur participation financière. Mais les travaux de la LGV Tours-Bordeaux seront alors achevés...et auront effectué la totalité de leurs obligations financières !

 

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