LGV Poitiers-Limoges : Le nouveau ministre délégué aux Transports va hiérarchiser les projets du SNIT

L'avenir de la LGV Poiters-Limoges va être bientôt examiné comme celui de l'ensemble des grands projets d'infrastructures prévus au Grenelle de l'Environnement et au SNIT. Et ce, bien au delà de l'enquête publique prévue qui n'est pas gage  de réalisation effective y compris en cas de DUP.

 

Source AFP :

 

Les grands projets d'infrastructures issus du Grenelle de l'environnement sont irréalisables en l'état actuel des finances publiques, estiment les experts du secteur qui préconisent de les hiérarchiser et de trouver de nouvelles sources de financement.

Le nouveau ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, vient de franchir un premier pas en affirmant sa volonté de "mettre de l'ordre dans le Snit".

Ce sera la tâche d'une commission prochainement désignée et chargée de "hiérarchiser les projets, de définir un mode d'emploi ainsi que sa faisabilité financière", selon le ministre.

Il reviendra à cette instance de passer au crible une multitude de dossiers comme la poursuite du programme de lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV), le développement des voies ferrées dédiées au fret grande distance ou la réalisation d'une quinzaine de projets portuaires et fluviaux.

 

C'est le gel d'une partie des grands chantiers prévus que redoutent les professionnels des travaux publics, dont le secteur a perdu 20.000 emplois en cinq ans.

"Il faut que le nouveau gouvernement nous dise sur quels projets nous pouvons travailler", réclame M. Bernasconi.

Le financement des projets est aussi une source de préoccupations.

Face aux contraintes budgétaires, le recours au privé via les partenariats public-privé (PPP) est l'une des solutions aujourd'hui utilisées.

 

En quelques mois, trois contrats de LGV (Tours-Bordeaux, Le Mans-Rennes et le contournement de Nîmes et Montpellier) viennent d'être conclus entre Réseau Ferré de France (RFF) et les spécialistes des grands chantiers que sont Vinci, Eiffage et Bouygues.

 

Mais alors que les majors du BTP sont désormais servis, certains s'interrogent sur l'avenir de la formule.

 

D'autres pointent du doigt ses limites comme le député UMP de la Drôme, Hervé Mariton, qui dans un récent rapport estimait que les futures LGV ne pourraient pas être financées par un PPP car ne générant pas un trafic suffisant.

 

Pour Gilles Savary, c'est la piste européenne qu'il convient d'explorer notamment par le biais des "project bonds", des emprunts communautaires destinés à financer de grands projets sans peser sur les budgets nationaux.

"Mais la condition préalable est de faire converger les priorités françaises avec la carte des réseaux transeuropéens de  transport (RTE)", estime-t-il.

 

L'Europe a ainsi sélectionné 30 projets d'intérêt commun dont l'un des plus emblématiques est la liaison ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin, via un long tunnel sous les Alpes.

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