LGV Poitiers-Limoges - POLT : la guerre engagée continue entre le Berry et le Poitou qui ne sont pas sur la même longueur d'onde

20 février 2013- 12h - Les poussées de fièvre continuent et les intérêts des uns ne sont pas les intérêts des autres dans la guerre technique, politique et économique sans pitié qui est engagée. Qui la gagnera ?


Dans la  Vienne, l'annonce de menaces sur le POLT n'est pas pour déplaire à tout le monde et bénéficie malgré tout de la puissance de nombreux lobbies politiques et économiques . Il faut y ajouter les élus de la Haute-Vienne et de la Corrèze.....

Ségolène Royal ne vient -elle pas de se déclarer soutien du projet qu'elle juge "essentiel" même si elle refuse de le financer sans oublier  que se profile, entre autres, l'ombre de la  ministre de l'Écologie. Delphine Batho, ministre qui est une proche de Ségolène Royal.

Elizabeth BORNE, la  nouvelle préfète qui vient d'arriver en  région Poitou-Charentes, ( elle a été chargée de la sous-direction des chemins de fer à la direction des transports du ministère de l'Équipement  - directrice de la stratégie à la SNCF  et  ancienne conseillère technique chargée des transports au cabinet du Premier ministre ) reste plus prudente sur ce sujet qu'elle sait ne pas être totalement consensuel, en disant  « qu'il faut faire cheminer le dossier au mieux en écoutant les points de vue de chacun. Ce n'est pas un dossier facile, c'est important d'entendre»

Au contraire, dans le Berry,  la modernisation du Paris-Toulouse et celui de la future ligne LGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon – sont intimement, géographiquement et économiquement liés. Ainsi,  toucher à la ligne POLT, en réduisant la fréquence des trains, c'est mettre en péril le projet ferroviaire global du Grand Centre et poursuivre l'isolement de l'Indre. 

Dans le Grand Centre, les élus, toutes obédiences politiques confondues, militent pour la modernisation du POLT  et pour  le POCL.

 Dans l'Indre, les réactions politiques sont unanimes, à l'image de celle du député socialiste, Jean-Paul Chanteguet, (qui est, en outre  le président de la commission du développement durable ) s'adressant à RFF : « Une telle décision est inquiétante pour plusieurs départements du Grand Centre. L'Indre, le Cher, l'Allier, la Creuse, le Loir-et-Cher et le Loiret seraient ainsi laissés de côté et la ligne Paris-Châteauroux serait reléguée au niveau secondaire, condamnant ainsi de nombreuses villes moyennes et compromettant également l'attractivité et la compétitivité de ces départements ».

Par contre le vice-président de la Région Centre en charge des Transports voit plutôt un bon signe dans la lettre du ministère.

Selon lui, la proposition de RFF qui présente un « risque d'enclavement » avec la disparition des dessertes d'Argenton-sur-Creuse et d'Issoudun, serait à ce point si inenvisageable qu'elle plaiderait contre la LGV.

Pourquoi ? parce que ces deux villes sont également celles de poids lourds politiques, Issoudun avec André Laignel et  Argenton avec Michel Sapin.

Ce dernier reste un soutien attentif du POLT. Il avait fait une intervention musclée lors du débat public le 13 novembre 2006 contre la  LGV Poitiers-limoges et plus récemment à l'occasion du débat POLC à Déols, il déclarait 

 "J'étais favorable au Polt. Si ce qui avait été décidé par Lionel Jospin, voté par les conseils généraux du Limousin, du Centre et de l'Ile de France, n'avait pas été brisé, nous aurions aujourd'hui des trains à grande vitesse à Châteauroux.  Mais on ne peut pas vivre de regrets. L'idée de doublement du Paris-Lyon par Clermont est une bonne idée. A nous, ici, en accord avec le département du Cher, de défendre la position la plus intéressante. Il faut savoir pour ça travailler ensemble. Et puis, ici, on sait travailler pour des sujets à vingt ans.

 

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