LGV Poitiers-Limoges : son classement en fin de liste semble se confirmer

Mercredi  -15h-Sud Ouest 10 avril 2013-  lien :   link 

Sud -Ouest semble confirmer, encore aujourd'hui,  le  mauvais classement de la LGV Poitiers-Limoges 

 

.....Les TGV recalés

Selon une source proche du dossier, plusieurs propositions feraient d’ores et déjà consensus. Le raccordement ferroviaire de Roissy à Creil dans l’Oise, l’interconnexion des LGV au sud de Paris ou le contournement ferroviaire de Lyon figureraient en tête des projets retenus comme prioritaires à l’aune de leur impact budgétaire et écologique.

Première surprise de cette sélection, qui ne sera définitive et soumise au gouvernement qu’au mois de juin prochain : les grands projets de lignes nouvelles à grande vitesse - les plus budgétivores - ne figurent pas, selon nos informations, dans la première catégorie, celle des projets à réaliser d’ici dix à quinze ans.

La commission demandera aux porteurs de projets d’étudier plus sérieusement les autres solutions. Ce « tout sauf le TGV » serait, s’il se confirme, dans la ligne du rapport sur l’avenir du ferroviaire que s’apprête à remettre Jean-Louis Bianco, ancien ministre de l’Équipement, au gouvernement, fin avril.

Recalé aussi, le projet de canal Seine-Nord pour lequel un contrat a pourtant déjà été signé. Selon d’autres sources plus difficilement vérifiables, la LGV Paca, entre Marseille et Nice, et la Montpellier-Perpignan sauveraient, à ce stade, leur position en haut de la pile. Mais le Poitiers -Limoges passerait bien à la trappe.

L’autre information qui intéressera directement les habitants du Sud-Ouest est le sort qui sera fait au Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO), c’est-à-dire au prolongement de la LGV au-delà de Bordeaux vers Toulouse et vers l’Espagne, un projet estimé à 12 milliards d’euros au total. Il fait partie, au même titre que l’A 45, entre Lyon et Saint-Étienne, des dossiers non encore classés. La commission demande que la branche Bordeaux-Toulouse soit étudiée séparément de la branche Bordeaux -Hendaye. Cela diminuerait la facture par deux au moins. Toulouse est très demandeur, plus que le Pays basque français, où l’opposition reste frontale.

 Réseau ferré de France (RFF) confirme étudier un phasage dans la construction des deux branches du projet. S’il était confirmé, l’accord politique initial Malvy-Rousset volerait en éclats. 

 

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