LGV Poitiers-Limoges et LGV SEA Tours-Bordeaux : le point sur les travaux et les engagements de LISEA chargé de la construction de la ligne

La LGV Limoges-Poitiers est une des branches de la LGV SEA avec Bordeaux-Toulouse et Bordeaux -Hendaye. Pour l'instant les enquêtes publiques sur celles-ci ne débuteront qu'à l'automne 2012.

Le premier maillon du projet est ficelé et Sud-Ouest fait le point de la présentation des travaux qui vont s'engager dès le début de l'anne 2012 pour la la LGV SEA Tours-Bordeaux : 

   

Depuis deux ans, Hervé Tricot le directeur du projet Tours-Bordeaux chez Lisea, prépare avec ses équipes un des plus grands chantiers d'Europe, de surcroît première concession ferroviaire de cette taille.

Environ 400 personnes se sont progressivement attachées à cette tâche au siège poitevin de l'entreprise. Mais ce n'est que le 16 juin dernier que la très longue négociation avec les banques et les collectivités locales a abouti à la signature du contrat de concession entre Vinci et Réseau ferré de   France.

A  Angoulême et  à Bordeaux, il s'est engagé à livrer une ligne nouvelle en juillet 2017. Elle reliera la gare de Bordeaux-Saint-Jean à Montparnasse en deux heures et cinq minutes.

 

1 Plus de 6 milliards d'euros de travaux

6,2 milliards d'euros de travaux seront engagés dans ce chantier, sur un investissement total de 7,8 milliards d'euros. C'est le plus gros chantier d'infrastructures annoncé pour la décennie en France. Il est le fruit d'un partenariat public-privé.

Vinci et ses partenaires financiers, comme la Caisse des dépôts et consignations et des fonds d'investissements gérés par Axa, apportent 3,8 milliards d'euros. Réseau ferré de France apporte 1 milliard d'euros au projet, que l'État et les collectivités locales cofinancent à peu près à la même hauteur, soit 1,5 milliard d'euros.

 

Les contributions publiques sont des subventions qui pourront faire l'objet d'un retour en cas d'exploitation bénéficiaire.

 

 Vinci se remboursera de cet investissement en percevant les péages payés par les opérateurs ferroviaires, comme pour les autoroutes. Le tarif moyen sera de 20 euros par kilomètre et par train. La concession ferroviaire est signée pour cinquante ans. C'est la plus importante d'Europe.

 

2 Dix-neuf viaducs seront construits

 En février 2012, le gros du chantier démarrera.

 Il est organisé en 15 sections qui seront en travaux simultanément.

 Une part des travaux sera réalisée par les entreprises du groupement (Egis Rail, Fayat, Ineo…).

Plus de 4 500 personnes seront à l'œuvre sur ce chantier, dont 1 300 bénéficieront d'une création nette d'emploi. Vinci s'est engagé sur 500 emplois d'insertion. Trois bases de travaux sont créées, à Villognon (Charente), Clérac (Charente-Maritime) et Nouâtre-Maillé (Indre-et-Loire).

Plus de 400 ouvrages d'art seront construits, parmi lesquels 19 viaducs. Les plus importants enjamberont la Dordogne à Saint-Loubès (1 300 mètres), la Charente à Luxé, dans le sud du département (450 mètres) et à Montignac, juste au nord d'Angoulême (450 mètres). Au nord de Poitiers, deux viaducs de 450 mètres franchiront la vallée d'Auxances. Les travaux ferroviaires commenceront en 2014.

 

3 Une mise en service en juillet 2017

 La durée contractuelle des travaux est de soixante-treize mois. La mise en service de la ligne est annoncée pour juillet 2017.

La ligne devra être testée par les différents opérateurs ferroviaires pendant de nombreux mois. Et les procédures de sécurité, avant que le premier train ne circule et avant la mise en service, sont draconiennes.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog