LV Poitiers-Limoges : passera ou passera pas à la trappe ?

L'État va renoncer à des projets de LGV ... 

 

Depuis les déclarations des ministres du Budget et  des Transports, on en parle beaucoup et cela fait couler beaucoup d'encre...Les élus locaux s'énervent, s'inquiètent , montent au créneau,  les ministres tempèrent leurs déclarations. et que dire des anti LGV.....

Pourtant, le président de l'association pro-LGV Poitiers-Limoges, JP Limousin, quant à lui reste très confiant compte tenu de la faiblesse du coût (plus de  2 milliards tout de même....1.6 milliards hors taxes, valeur 2009 qu'il convient de réactualiser tous les ans d'environ 4%, estimation RFF)

 Voici ce qu' écrit le Figaro relayé par le Huffington Post


Dix projets seront réexaminés. Les liaisons Lyon-Turin, Nice-Marseille et Rennes-Brest sont sur la sellette.

Après le temps des promesses, celui des réalités. Le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a dit mercredi tout haut ce que les experts répètent à mi-voix depuis quelques mois au sujet des nouvelles lignes à grande vitesse : «L'État a prévu une multitude de projets sans avoir le début du commencement du moindre financement (…). Le gouvernement n'aura pas d'autre choix que de renoncer à certaines options.» (Jérôme Cahuzac a pourtant voté la loi du Grenelle....et les LGV qui y sont inscrites)

Dans l'euphorie du Grenelle de l'Environnement qui s'est tenu en 2007, les pouvoirs publics avaient envisagé d'ici à 2020 la construction de 14 lignes à grande vitesse, soit 2000 km. Un programme de 260 milliards d'investissement. Mais, en période de disette budgétaire, la France n'a plus les moyens de se payer autant d'infrastructures. Le gouvernement va donc devoir choisir les lignes auxquelles il renonce. Une mission composée de parlementaires et d'experts sera nommée prochainement pour classer les projets par ordre de priorité. Elle devrait rendre sa copie d'ici à la fin de l'année.

Seule certitude, «les deux lignes en construction Tours-Bordeaux et Metz-Nancy, et les deux projets qui font l'objet d'un contrat signé, Le Mans-Rennes et le contournement Nîmes-Montpellier, ne seront pas remis en cause», souligne-t-on au ministère des Transports.

En revanche, les lignes qui coûtent cher sans réduire significativement les temps de transport risquent d'être condamnées, comme le laissait entendre Jérôme Cahuzac. Tout comme celles dont les prévisions de trafic ne sont pas exponentielles et où il sera difficile de faire payer les billets assez cher.

À cette aune, Nice-Marseille figure en tête au hit-parade des lignes menacées. «Le projet de l'ordre de 15 milliards d'euros est très cher, glisse un expert. Il n'y a pas de consensus sur le tracé et cela ne réduirait pas suffisamment la durée de trajet Paris-Nice pour gagner des parts de marché sur l'avion.» Autre ligne dans le viseur: Lyon-Turin. Son coût (12 milliards d'euros) est de nature à la disqualifier. De plus, la baisse du fret tombée à quatre millions de tonnes sur le trajet en 2011 contre onze millions de tonnes il y a près de vingt ans ne joue pas en faveur du projet.

Confiance pour Toulouse

La branche est de la ligne TGV Rhin-Rhône  risque également de ne jamais être terminée. Car les 50 km manquants entre Dijon et Mulhouse coûteraient environ un milliard d'euros. «Et cela ne réduirait le temps de trajet que de dix minutes», souligne un expert. Enfin, le prolongement de la ligne TGV Paris-Bordeaux jusqu'à l'Espagne a du plomb dans l'aile, car elle coûte plusieurs milliards et suscite une opposition dans le Pays basque. «L'idée pourrait être d'arrêter la ligne à Mont-de-Marsan ou à Dax», confie un spécialiste. Pour les mêmes raisons de coût, le prolongement de ligne TGV après Rennes vers Quimper et Brest ou les liaisons Poitiers-Limoges pourraient être sur la sellette. En fait, pour connaître le détail des lignes annulées, tout dépendra du volume des économies exigées par le gouvernement. Une donnée inconnue à ce jour.

Toutefois, quelques projets passeront à travers les gouttes. Ce devrait être le cas de la ligne TGV Bordeaux-Toulouse, qui mettra la Ville rose à 3 h 15 de Paris, contre plus de 5 heures aujourd'hui. «Le projet a du sens, car il permettra de faire l'aller-retour dans la journée en train», souligne un expert.

Autre liaison qui ne devrait pas être remise en cause, la ligne CDG Express qui permettra de rejoindre l'aéroport de Roissy en vingt minutes en partant de la gare de l'Est à Paris. Tout cela en investissant un milliard. «Le projet est finançable car on pourra vendre le ticket 20 euros», estime un spécialiste.

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