Nantes-Lyon promise à devenir une ligne majeure pour le centre de la France

 

La ligne Nantes-Lyon a été inscrite au RTE-T pour bénéfier des fonds européens et compléter les 9 corridors définis prioritaires pour l'Europe. 

 

La FNAUT link vient de faire le point de l'étude qui a été commandée par l'association RACO et qu'elle entend défendre pour les prochaines échéances avec la SNCF et l'Etat.

 

 

avril 2014

 

 

 

L’association de promotion de la ligne ferroviaire Nantes Lyon par l’itinéraire direct via Tours et Bourges RACO (Rhône-Alpes Centre Océan), a fait étudier par le bureau d’études Rail Concept, les potentiels de desserte de l’axe, axe dont la desserte n’a cessé de se dégrader : liaison seulement en fin de semaine,  temps de parcours passé de 6h à 8 h.


Trois dessertes structurantes journalières sont conseillées : 4 allers et retours Nantes Lyon, 3 AR Orléans Lyon, 2 AR Nantes Dijon, couplées sur la partie Ouest avec 2 AR Nantes Clermont.


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Le potentiel est important : plus de 8000 voyageurs par jour (3 millions sur l’année), avec une subvention limitée à 5 € par voyageur gagné (et 2,7€/train km), soit moins que la moyenne des « Trains d’Equilibre du Territoire » existants (où la subvention est égale à 20% du coût).


Car ces trains relèvent normalement des TET  (assurés par les trains InterCités de la SNCF), avec arrêts dans les gares principales de l’axe, qui multiplient les possibilités de trajets partiels et de correspondances.

 

Les temps de parcours sont ceux du routier, les prix sont inférieurs à ceux de la route ou du TGV, le bilan environnemental est très favorable par rapport à l’existant. Le report de la voiture sur le train atteindrait 40%.

 

 

SchemaDessertNantesLyonRailConcept13.jpg


L’étude note qu’avec une amélioration de la voie existante, le temps de trajet pourrait être ramené à 5h ou 5h 30, et qu’en empruntant le tronçon de la LGV prévue par  l’étude POCL (Paris - Orléans - Clermont - Lyon) entre la vallée de l’Allier et Lyon, partie la plus lente du trajet actuel, le temps de trajet serait ramené à 4h30, soit le temps actuel de Nantes Lyon via Massy, avec l’avantage de désaturer la ligne empruntée en banlieue Sud parisienne et les LGV proches (et de proposer des billets plus économiques).


Plus généralement, cela confirme  l’absence de volonté de l’Etat, autorité organisatrice de ces trains TET, et de la SNCF qui les fait circuler, de répondre aux besoins.


Avec des correspondances correctes et un minimum de desserte, l'étude montrerait que  la rentabilité des liaisons proposées serait mieux assurée que dans la moyenne des liaisons TET.

 

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