POLT-LGV : Contrat de Plan- volet mobilité-

Vendredi 31 janvier -11h-  Le prochain contrat de plan a fait l'objet d'un volet spécial mobilité dont les propositions devaient parvenir à la Datar le 1er décembre dernier, conformément aux instructions du Premier Ministre en date du 25 septembre dernier. LGV Poitiers-Limoges et réseau ferroviaire : Contrat de Plan 2014-2020

Sur ce sujet, les Présidents et Présidentes de Région ont eu un échange approfondi avec le ministre délégué chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche Frédéric Cuvillier et  les deux parties ont convenu de se donner du temps supplémentaire pour négocier ce volet mobilité.

Enfin, le ministre a annoncé que la SNCF allait répercuter à chaque Région l’intégralité de son Crédit impôt compétitivité emploi (CICE) sur les Trains express régionaux pour compenser la hausse de la TVA au 1er janvier.  

Pour l'instant au titre du contrat de plan 2014-2020, la région Limousin est susceptible d'obtenir 150 millions d'euros  de la part de l'Etat pour investir pour la mobilité.

C'est le minimum acceptable pour  que le président Denanot accepte de signer ce volet du CPER 

Sur cette somme  45% doivent être consacrés au volet routier et donc aux routes nationales et 55% au volet ferroviaire, avec une contrainte supplémentaire de deux tiers de cette somme investis sur des projets dits structurants, en clair, les grandes lignes (TET/LGV).

Sur ce volet ferroviaire, Jean Paul Denanot a  rencontré Monsieur RAPOPORT  pour connaître le niveau de la mobilisation de RFF. Il ressort de cet entretien que  l'entreprise très fortement endettée et qu'aujourd'hui,  le maintien du réseau régional n'est pas sa priorité.
Le coût de mise en état de la totalité du réseau régional s'élèverait  en effet à 350 millions d'euros et  l''engagement de RFF ne dépasserait pas  10% de la somme. Ce qui inquiéte le président de la Région qui souhaite, cependant,  engager des travaux de maintenance sur Tulle-Ussel, sur Objat-Brive,  ou Saint Yrieix-Limoges. 

Deux tiers de l'investissement ferroviaire doivent être consacrés aux réseaux structurants, c'est à dire,  les lignes de train d'équilibre du territoire et LGV. A ce titre devraient être engagées  les études sur l'électrification de la ligne Bordeaux-Lyon (Limoges-Périgueux, Limoges-Guéret) et de travaux de voie, notamment par la suppression du rebroussement de Saint Sulpice Laurière et  la LGV.
Le président  ajoutant à ce sujet : "Oui, je souhaite clairement que la LGV soit inscrite, et même si cela ne suffira naturellement pas à boucler le tour de table financier, dans le contrat de projet avec l'Etat, comme dans les programmes européens."
 Mais  pour lui,  inscrire le financement des études LGV dans le CPER, c'est signer avec l'Etat la poursuite inéluctable du projet, l'inscrire dans les PO, c'est confirmer sa reconnaissance par l'Europe, et c'est aussi se permettre l'accès au financement de la banque européenne d'investissement. Enfin, il considère que "consacrer en même temps deux tiers des financements ferroviaires du CPER aux trains d'équilibre du territoire, c'est prendre acte très concrètement de la complémentarité des deux projets (LGV/POLT), de leurs caractères indispensables et indissociables."

Ainsi le contrat de plan viendra abonder pour le POLT la somme conséquente qui vient d'être annoncée aux élus de la ligne par le ministre.

Cependant, il faut relativiser la somme du CPER qui sera consacrée conjointement aux TET  et à la LGV puisqu'elle ne représente que 7.85 millions d'euros par an (à elle seule, l'électrification de Limoges-Périgueux représente 176 millions d'€) et alors que les perspectives de participation de RFF semblent au plus bas.
Il faut, en outre, noter que RFF a déjà formulé le montant de sa participation pour la LGV POCL quand aucune annonce n'a été faite de sa part pour la LGV Poitiers-Limoges.
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