Quel avenir pour la LGV Poitiers-Limoges et pour la ligne historique POLT ?

tgv6En cette période, où le contexte économique est difficile, qui l'emportera entre la LGV Limoges Poiters ou la POLT dont  l'avenir repose sur  une connection réussie avec la nouvelle LGV POCL ?

 

Quelques élus s'accrochent désespéremment au Barreau, d'autres, notamment en Creuse se prononcent pour la POLT et souhaitent voir un raccordement sur la POCL, permettant ainsi une meilleure desserte de l'ensemble des départements de la région, de l'Indre et des départements plus au sud en réduisant les temps de transports.

 

Qui gagnera le combat quand on examine et écoute les dernières déclarations de la Ministre, Nathalie Kociusko-Morizet ?

La LGV Limoges-Poitiers quand elle déclare :

  • Qu'il existe bien un décalage entre les ambitions du SNIT et les capacités de financement de l’État dans les prochaines années, mais que le SNIT n’est cependant pas une loi de programmation, mais un projet exprimant ce que souhaite l’État, en concertation avec les collectivités territoriales et dans la perspective définie par le Grenelle,
  • Qu'en matière ferroviaire, la position de principe du ministère est aujourd’hui de considérer toutes les options, plutôt que de se focaliser sur les LGV. Que même si on parle beaucoup du TGV, ceux de nos concitoyens qui en sont des habitués ne sont pas si nombreux et que c’est le sens des Assises du ferroviaire qu'elle lancera au mois de septembre, 
  • Que  le désir de LGV peut être celui des élus plus que celui de nos concitoyens,
  • Qu'il serait, sans doute opportun de définir des priorités car le Grenelle se borne aujourd’hui à distinguer deux périodes – avant et après 2020 –et que  ces priorités doivent tenir compte de la mobilisation des collectivités. (alors que le Conseil général de la Vienne et la région Poitou-Charente ne souhaitent pas financer le barreau en l'état),
  • Et qu'elle suggère de proposer à l’AFITF et à son nouveau président de travailler, pour l’État, sur une programmation sur cinq ans et de demander aux collectivités territoriales de prendre position face à cette programmation,
  •  Qu'elle gage que, si la forte mobilisation des élus se maintient pour soutenir le projet de ligne (POCL) qui doit doubler celle de Lyon en passant par le Massif Central, inscrit pour la période postérieure à 2020, cette ligne sera la première à être réalisée.

Ou bien la POLT quand on lui pose la question de savoir pourquoi la France est l’un des seuls pays d’Europe où l’on a systématiquement préféré construire des lignes nouvelles, plutôt que de moderniser les lignes et d’adopter le TGV pendulaire – pour un prix de revient de l’ordre du tiers ?

Et qu'elle répond  :

  • Que sur les longues distances, tout gain de vitesse est important dans la concurrence avec l’avion. Pour les distances moyennes, il faut en effet examiner les choses de près,
  • Qu'au moment où l’État fait appel au financement des collectivités territoriales, la hiérarchisation des priorités ne peut pas relever d’une décision solitaire, mais elle doit être partagée avec les acteurs locaux,  
  • Que  c’est le cas pour le doublage de la ligne Paris-Lyon par le centre de la France – ou s’il s’agit seulement d’accélérer le service. La question a été discutée pour la ligne Paris-Le Havre, mais d’une façon générale les collectivités territoriales veulent avoir leur TGV,
  • Que les Assises du ferroviaire devraient  permettre d’avancer dans la connaissance des attentes de nos concitoyens, et dans la mise au point de réponses différenciées,
  • Que le TGV ne doit pas être considéré comme la solution miracle : certaines villes ont vu arriver, avec le TGV, de nouveaux problèmes, par exemple une forte hausse de l’immobilier.

Elle ajoute qu'elle apprécie que l’on reconnaisse la visibilité enfin donnée dans le cadre du SNIT à la régénération et aux investissements dans l’existant.

L’investissement dans ce domaine a néanmoins un effet paradoxal sur le réseau,puisque  les travaux se traduisent dans l’immédiat par des retards pénalisant les usagers sur certaines liaisons. Ces désagréments, qui dureront plusieurs années, seront particulièrement sensibles à partir de la fin de 2011, du fait de la modification du service annuel 2012, avec le passage au cadencement lié à l’entrée en service de la LGV Rhin-Rhône, et de l’ajustement de certains horaires, lié aux nombreux travaux actuellement engagés.

 

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