La LGV Poitiers-Limoges, quel avenir ? Faut-il l'enterrer ? Faut-il raccorder la ligne historique sur la future Paris-Orléans-Clermont-Lyon ? Le débat est d'actualité !

lopposition-sorganise-lgv-limoges-poitiers-L-1  LGV Poitiers-Limoges ou ligne historique POLT raccordée sur la future Paris-Orléans-Clermont-Lyon ?

 

 L'affaiblissement des moyens de l'État laisse prévoir que des grands choix seront faits, notamment pour le Massif central. Ce qui  a été confirmé à L'Assemblée Nationale lors de la présentation du rapport sur l'application de la loi du Grenelle

 

La question était d'actualité au colloque organisé le 25 février à Clermont Ferrand auquel assistaient Jean Auclair, député UMP de la Creuse, Jean-Pierre Limousin, président de la CCI de Limoges et René Rouilland, représentant du Président du Conseil Général de la Creuse qui ahère à l'association TGV Grand Centre Auvergne.

 

Sûrement pas les deux pour Jean Auclair . Il faudra choisir et pour lui, l'avenir de la Creuse est au Nord dans la mesure où la LGV LimogesPoitiers  n'irrigue pas le département et que les conditions économiques ne se prêtent pas aux dépenses  multiples.

 

Jean-Pierre Limousin, lui est favorable aux deux qu'ils considèrent comme complémentaires et non concurentielles.

 

La priorité de Jean-jacques Lozach  est de défendre à tout prix la ligne historique Paris-Orléans-La Souterraine-Limoges-Toulouse (Pollt). Pour lui,  la Creuse ne peut rester indifférente aux projets de LGV à l'est et l'ouest bien que  le barreau Limoges-Poitiers n'ait aucun intérêt pour  le territoire creusois.

L'option de raccordement est   également défendue par l'association "urgence POLT" qui l'a inclus dans son mémorendum. 

 

Articles de Presse  du¨Populaire et de la Montagne concernant le colloque de Clermont Ferrand

 

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  limousin JP

La Montagne le 25 février 2011

Il est le seul intervenant limousin invité, aujourd'hui, au colloque « Grande vitesse » organisé à Clermont-Ferrand. Jean-Jacques Lozach, président de la Creuse, voit plus d'intérêt à une LGV à l'est plutôt qu'à l'ouest.

La Creuse est la seule collectivité limousine invitée à intervenir, aujourd'hui, à Clermont-Ferrand, lors du colloque « Grande vitesse » voulu par le président de la Région Auvergne.

René Souchon défendra une ligne grande vitesse (LGV) Paris-Orléans-Clermont-Lyon (Pocl) or le Limousin a aussi un projet LGV vers Paris avec le barreau Limoges-Poitiers (BLP).

Si les deux projets ne sont pas directement en concurrence, l'affaiblissement des moyens de l'État laisse prévoir que des grands choix seront faits, notamment pour le Massif central. Et Jean-Jacques Lozach (*), président de la Creuse, a fait le sien.

Les LGV sont-elles les dernières clés pour un désenclavement total du Massif central ?

Elles sont, avec les TIC (technologies de l'information et de la communication, NDLR), un élément clé de l'avenir du Massif central. Mais je l'élargis à toute la desserte ferroviaire avec les lignes TER comme Bordeaux-Guéret-Lyon dont la fréquentation croît depuis que le matériel roulant a été changé. Le danger est de voir l'État ne jurer que par le tout TGV. Notre priorité, en Creuse, est de défendre à tout prix la ligne historique Paris-Orléans-La Souterraine-Limoges-Toulouse (Pollt). En revanche, la Creuse ne peut rester indifférente aux projets de LGV à l'est et l'ouest.

Justement, entre les projets limousin et auvergnat, lequel à votre préférence ?

Ce n'est pas une question de préférence mais d'intérêt. Dès 2006-2007, à l'époque j'étais premier vice-président de la région Limousin, j'ai dit que le BLP n'avait pas d'intérêt pour la Creuse.

Les récentes études présentées lors du comité de pilotage de novembre dernier, indiquent que le BLP ne recevrait que 2 % de clientèle creusoise. C'est dire si nous avions raison de ne trouver aucun intérêt creusois à sa réalisation. D'ailleurs, nous avons refusé de participer au financement des études. En outre, la rentabilité de cette ligne n'est pas garantie tandis que celle du Pocl l'est. Et il y aura une gare TGV à Clermont-Ferrand, ce qui intéresse tout le sud-est de la Creuse. Pour le nord-est, plus l'option de tracé se rapprochera de l'ouest, jusqu'à avoir une gare TGV à Montluçon, plus elle aura d'intérêt pour la Creuse.

La Creuse peut-elle servir d'intermédiaire entre les deux régions ?

Nous favoriserons les dialogues. Surtout autour du projet Transline qui envisage une transversale est-ouest en TGV. Dans cette option, un barreau accrocherait la Bordeaux-Angoulême au Pocl via Limoges et - pourquoi pas - une gare TGV en Creuse. On a là un formidable projet d'aménagement du territoire à l'horizon 2030.

Les LGV font-elles courir un péril aux grandes lignes classiques comme le Pollt ?

Oui, si la logique de la réforme territoriale arrive à son terme : celle de l'affaiblissement des collectivités régionales et départementales au profit des grandes métropoles drainant tous les moyens en infrastructures. Seul compterait leur dialogue avec l'État et le maillage de réseaux entre elles. Nos territoires ruraux - on les dit « interstitiels » - seraient donc délaissés, marquant la fin de toute idée d'aménagement du territoire en France.

(*) Jean-Jacques Lozach sera peut-être représenté au colloque par le conseiller général de Crocq, René Roulland.

Éric DONZÉ

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