Réseau ferroviaire et grande vitesse : Avis de l'association Transports-Développement-Intermodalité-Environnement sur le SNIT

L'association TDIE  rassemble l'ensemble des acteurs des différents modes de transports. Co-présidée par Philippe Duron, député du Calvados  et Louis Négre, sénateur des Alpes Maritimes, elle a pour but de promouvoir auprès des pouvoirs publics et du Parlement,  réflexions et  propositions pour une  politique globale et ambitieuses des transports et des déplacements. 

 

A ce titre, elle vient de transmettre  son avis sur le Schéma National des Infrastructures de Transports (SNIT)

 

Dans celui-ci elle constate l'état actuel  des transports et s'interroge sur la grande vitesse :

  • Un ralentissement général de la croissance de la mobilité , quasiment stabilisée pour les déplacements de proximité
  • Des réseaux d’infrastructures arrivés à maturité , qu’il s’agit d’abord de valoriser
  • Des bouleversements technologiques attendus en matière de motorisation des véhicules et de systèmes  de communication.

S’agissant du réseau ferroviaire , elle se demande "jusqu’où faut-il développer la très grande vitesse, qui ne se justifie pratiquement que pour des trajets longs reliant des pôles importants ?

Des capitales régionales ?

La France au reste de l’Europe ?

Ce réseau doit-il offrir partout une vitesse supérieure à 300 km/h ?

Mais alors, ne devrait-on pas aménager un maillage inter-villes complémentaire aux principales LGV, qui combinerait des adaptations de lignes ferroviaires classiques et des éléments de lignes nouvelles, comme cela se fait dans de nombreux pays européens ?

Envisager la constitution d’un 2ème réseau à grande vitesse, complémentaire du 1er, à vitesse intermédiaire ?

En outre, la mixité voyageurs/marchandises sur la très grande vitesse est –elle pertinente ?

Si oui quand ?

Et, s’il est convenu qu’une LGV est susceptible de dégager des sillons sur l’ancienne ligne classique, leur nombre doit être évalué, et leur affectation (TER, fret…) envisagée. "

  

Elle propose 6 axes de réflexion pour mettre les transports au service de la société de demain:

Ils prennent en compte les contraintes actuelles (congestion, choix modaux par défaut…) et les impératifs d’avenir (lutte contre le changement climatique, indépendance et sécurité énergétique, attractivité économique des territoires, prise en compte des besoins et aspirations des Français.

 

L'axe 3 concerne le réseau ferroviaire à grande vitesse :

-   Positionner nos territoires dans un réseau de liaisons ferroviaires européennes à grande vitesse

-Finaliser les LGV effectivement susceptibles d’être financées et en cours de réalisation en 2020

- Prioriser explicitement les liaisons dotées d'un potentiel d'exploitation (européennes, desservant les régions peuplées excentrées et les aéroports internationaux)

 - Aller au delà de la seule grande vitesse à 300 km/h en élaborant un schéma national des dessertes ferroviaires incluant des schémas directeurs sur les axes complémentaires de LGV et un réseau complémentaire de services inter-villes, en combinant des adaptations de lignes ferroviaires classiques et des élément LGV.

- Assurer grâce à ce schéma des dessertes cadencées et des correspondances quai à quai entre les lignes nationales et internationales à grande vitesse et avec les services régionaux et locaux de transport collectif

  • En conclusion :

    Le SNIT devrait être complété par une estimation  (en rythme annuel, dans l’idéal, ou au-minimum au rythme des contrats de projet quinquennaux) des besoins totaux de financement par catégories de projets, des contributions de l’Etat nécessaires (compte tenu de celles envisagées pour les autres financeurs) et des pistes de financement envisageables.

  • Les options de réalisation d’un certain nombre de grands projets devraient être révisables au cas où les disponibilités budgétaires ne seraient pas à la hauteur des besoins dans les années à venir.

    Mais surtout, il est indispensable que des débats aussi fondamentaux, même s’ils ne sont pas en soi nouveaux, que le recours aux financements privés, aux fonds souverains, à des prêts générés par l’épargne des Français, la tarification des infrastructures… soient menés avec recul et sans passion, mais avec la résolution d’aboutir, ce que la concertation sur le SNIT pourrait, ou aurait pu, initier.

     

     

     

      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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