LGVPoitiers-Limoges/ POLT-POCL : Vous avez dit débat public ?

Le débat public sur la LGV POCL s'est achevé le 31 janvier 2012

Durant les deux mois qui suivront, la Commission Particulière n’aura plus de contact avec le public, comme la loi l’indique, afin de rédiger son compte-rendu, de même que la Commission Nationale qui dressera le bilan du débat.
Une fois le compte-rendu et le bilan rendus publics, lors de conférences de presse prévues à la fin du mois de mars, la CPDP sera dissoute et RFF disposera alors de trois mois pour prendre connaissance des conclusions ainsi rapportées et, prendre une décision sur les suites à donner à son projet.

 

Le débat a eu lieu, sa bonne tenue a été saluée, son utilité a parfois été mise en cause et l'on a souvent entendu qu'il était orienté , voire même truqué.

Comme, pour la LGV Poitiers-Limoges pour laquelle certains opposants continuent à dénoncer le non respect des procédures de démocraties représentatives et un débat public tronqué.

 

 Pourtant, des débats animés et contradictoires  avaient eu  lieu, rassemblant  des participants qui considéraient comme prioritaire l'aménagement de la ligne historique, afin de desservir l'Indre, l'ensemble de la région et les départements plus au sud.

Il leur a  sans doute manqué des soutiens supplémentaires, qui auraient été bienvenus mais  qui se sont manifestés beaucoup trop tardivement alors que les études étaient déjà en cours.

 

En effet, l'issue du débat, n'était  pas forcément scellée d'avance puisque, la même année, en juillet 2006, c'est à dire, quelques semaines auparavant, avait eu lieu un débat public  pour le bouclage de la "Francilienne."
Son déroulement, grâce à la participation très active des opposants au projet, a permis de le stopper , alors que des règles identiques  s'appliquaient.
 
C'est ainsi que Philippe Subra écrit  à ce sujet :

".Pontoise, juillet 2006 : le président de la commission particulière du débat public sur l'autoroute A104 (appelée aussi "Francilienne") met fin un peu abruptement et dans un chahut général à la concertation sur le projet de bouclage de cette rocade en grande couronne parisienne, entre la ville nouvelle de Cergy et l'autoroute de Normandie. Au fil des réunions le débat s'est dirigé tout droit vers une impasse : des cinq tracés proposés par la direction régionale de l'Equipement d'Île-de-France (DREIF), quatre ont suscité une opposition véhémente des riverains et des élus concernés, parce qu'ils passaient par la forêt de Saint-Germain-en-Laye ou longeaient des quartiers d'habitation de la ville nouvelle ou de communes proches. Seul le contournement de Cergy par le nord et l'ouest, à travers le Vexin français, faiblement peuplé, a été jugé acceptable par les acteurs locaux. Mais il présente un inconvénient majeur aux yeux de la DREIF : il double pratiquement les temps de parcours et a toutes les chances d'être boudé par les automobilistes, qui continueront à emprunter la voirie existante, en plein tissu urbain. Les quatre mois du débat public n'ont donc débouché sur aucun consensus, mais sur une coalition des "contre", assez semblable à celle qu'avait dû affronter le gouvernement Rocard au début des années 1990, sur ce même dossier, et qui avait abouti au gel du projet pendant quinze ans.."  

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