Influence bénéfique du TGV sur les entreprises d'après l'INSEE

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Au moment où beaucoup d’élus se posent des questions sur la réelle volonté de l’État de désenclaver des territoires non desservis par les lignes à grande vitesse, l’INSEE publie une étude intéressante sur l’influence du TGV sur l’organisation et la rentabilité des grandes entreprises, parue hier, elle apporte de l’eau au moulin des partisans du TGV comme accélérateur de développement pour les territoires.

​​​​​​​Et notamment aux soutiens de la LGV Poitiers-Limoges après la réponse faite le 24 Janvier dernier au Sénat par Alain Vidalies, Secrétaire d'Etat aux transports. Ce dernier a en effet déclaré :

"Permettez-moi tout d’abord de clarifier un point, monsieur le sénateur : il n’y a pas d’abandon du projet de ligne à grande vitesse entre Poitiers et Limoges. Mais les mots ont un sens et, comme vous l’indiquez, une décision de justice administrative – émanant, en l’occurrence, du Conseil d’État – en date du 15 avril dernier a annulé le décret de déclaration d’utilité publique.

Depuis cette décision, j’ai reçu tous les élus et représentants des associations qui en ont fait la demande. De ces entretiens, je retire la conviction, partagée par le Gouvernement, que l’amélioration de la desserte de Limoges, du Limousin et des territoires limitrophes constitue un enjeu majeur d’aménagement du territoire national.

C’est la raison pour laquelle le Premier ministre a confié une mission à Michel Delebarre, sénateur et ancien ministre, afin de faire émerger les meilleures solutions permettant d’assurer à court, moyen et long termes une desserte efficace de Limoges et du sud de Limoges.

Il s’agira de tenir compte de la complexité du sujet, tant sous l’angle des aspects juridiques et techniques soulevés par la décision du Conseil d’État que du point de vue des enjeux d’aménagement du territoire.

Dans ce cadre, les avantages qui pourraient être tirés d’une articulation avec le projet de ligne à grande vitesse Paris–Orléans–Clermont-Ferrand–Lyon seront naturellement examinés."

Il faut rajouter à cela que c'est bien la LGV Poitiers-Limoges qui est inscrite dans la loi et non un tracé entre Poitiers et Limoges comme semble le croire certains opposants.

L’étude se focalise sur les grandes entreprises, et en particulier celles qui sont dites « multisites », avec un siège social géographiquement séparé d’un ou plusieurs sites de production. Ce secteur est extrêmement important, puisqu’il emploie,  selon l’Insee, 56 % de la main-d’œuvre salariée du secteur marchand.
L’existence d’une ligne TGV reliant les centres de décision aux centres de production amène d’importantes réorganisations au sein des entreprises, explique l’Insee, et conduit à une amélioration des marges. Le TGV « améliore la gestion des ensembles multisites », ce qui globalement améliore « l’attractivité du territoire national » et facilite l’implantation de multinationales étrangères.
Selon l’Insee, 43 % des sites de production manufacturière (autrement dit, les usines) bénéficient d’une desserte par le TGV. Cette desserte a fait chuter considérablement le temps d’accès moyen à ces sites depuis le siège de l’entreprise : avant le TGV, ce temps moyen était de 4h40, contre 3h18 aujourd’hui. Conséquence : les entreprises ont tendance à se réorganiser, en transférant les postes de managers de haut niveau dans les sièges, et en augmentant localement les postes dédiés à la production. « Ces réorganisations génèrent effectivement des gains de productivité au niveau de l’ensemble de l’entreprise ou du groupe », gains de productivité qui se traduisent par des améliorations sur les marges, certes « limitées » mais « positives », juge l’Insee. Dans l’industrie, par exemple, l’augmentation des marges imputables au TGV est estimée à 0,6 point.

 

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2573924
 

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